Watchmen
Warner Bros.

David Hayter a longuement travaillé sur l'adaptation de Zack Snyder et se souvient de l'évolution de la fin...

Avant la série télé de Damon Lindelof, il y a eu le film de Zack Snyder. Une adaptation très fidèle aux Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons, à un détail près : l'absence de calmar géant, à la fin, celui qu'Adrian Veidt / Ozymandias téléporte à New York dans le but d'apporter la paix mondiale. A la place, il piège le docteur Manhattan et l'accuse d'une série d'explosions de réacteurs à travers le monde. L’absence du calmar a pu agacer les purs et durs, mais le co-scénariste, David Hayter, raconte qu'ils auraient pu terminer sur quelque chose de complètement différent.

En effet, avant que Snyder ne prenne les commandes de Watchmen, plusieurs autres réalisateurs ont tenté leur chance, Hayter lui-même, mais aussi Paul Greengrass (Jason Bourne). Et lorsque Greengrass a été rattaché au film, le scénario de Hayter a évolué pour prendre encore plus de libertés avec la conclusion des comics. Des libertés qui ont failli se retrouver à l'écran et que Hayter dévoile dans le podcast Script Apart (via SuperHeroHype).

Dans cette version du film, Nite Owl tuait Ozymandias en l'écrasant avec le Owlship. Cela empêchait Veidt de terminer son plan machiavélique. Cependant, les héros survivants finissaient par diffuser une vidéo trafiquée semblant montrer le docteur Manhattan attaquer des grandes villes. "Nous savions qu'il allait être très difficile de faire la fin des comics à l'écran. De plus, le 11 septembre venait d'avoir lieu et je ne voulais pas montrer des images de cadavres à Times Square. Je trouvais cela inapproprié. J'ai imaginé alors que les gens allaient simplement être réduits en ombres, comme les ombres d'Hiroshima qui sont peintes dans la bande dessinée."

Hayter conclut en expliquant que c'est Darren Aronofsky qui lui a inspiré la fin que nous avons vue finalement dans la version de Snyder : "Il m'a envoyé une note qui disait : J'ai un ami qui est physicien et il a eu une idée pour le film. Et si le docteur Manhattan était l'agent de destruction ? Cela a fait clic dans mon cerveau..."