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Des séquences inédites du prochain film du studio ont été présentées lors du festival.

« On passe tellement de temps à fabriquer ces films… Quand on peut enfin montrer des images au public, c’est une libération ». Quelques heures après avoir présenté Coco devant un public d’Annecy chauffé à blanc, le coréalisateur Adrian Molina semble soulagé. La mayonnaise a pris et les festivaliers ont été soufflés par les extraits inédits du film de Lee Unkrich, l’homme derrière Le Monde de Nemo, Monstres & Cie ou Toy Story 3

Avec Coco, Pixar explore un terrain de jeu inédit : le monde des morts. L’histoire de Miguel, un jeune Mexicain passionné de musique mais dont la famille refuse d’entendre une seule note depuis que l’arrière-arrière-grand-père de Miguel, musicien émérite, a abandonné sa femme Imelda. Sauf que l’ancêtre du gamin pourrait bien être le célèbre Ernesto de la Cruz, dont il est fan. Alors qu’il s’empare (pour la bonne cause) de la guitare de son idole, Miguel se retrouve propulsé dans le monde des morts, où il croise ses ancêtres. Il a très peu de temps pour trouver un moyen de rentrer chez lui, sous peine d’être définitivement bloqué de l’autre côté…

« L’idée de Coco vient de Lee, de son imagination », explique sur scène la productrice Darla K. Anderson. « Il avait en tête cette imagerie de couleurs vives et de squelettes, inspirée du Jour des morts », une fête traditionnelle mexicaine. « Les animateurs s’éclatent avec les squelettes, il n’y a pas de peau pour retenir les os. Ils jouent beaucoup avec la corporalité », lâche Molina, montrant en même temps des essais d’animations délirants.


Comme d’habitude chez Disney et Pixar, pas d’économies sur les repérages. « La recherche est très importante. Lee a voulu en savoir plus sur le sujet et on est allé aux Mexique plein de fois », assure Anderson. Une envie de se rapprocher le plus possible de la réalité qui va jusqu’aux moment musicaux, où les personnages jouent « vraiment » de la guitare : « Vous pouvez apprendre les chansons uniquement en regardant les doigts se déplacer », se marre le coréalisateur. 

« On vise la poésie »

Sur l’écran de la grande salle Bonlieu d’Annecy, Coco alterne les styles visuels en fonction de la narration (flashback, histoire racontée du point de vue de Miguel…) et nous fait rapidement nous attacher à son jeune héros, à travers quelques séquences d’une poésie folle. « On vise effectivement la poésie », nous confirme Adrian Molina. « Le personnage de Miguel n’arrive pas vraiment à verbaliser ce qu’il veut dans la vie. Donc on doit le montrer à travers ses yeux, ses mouvements et ses actions. Cela donne un personnage peut-être plus nuancé et des séquences certainement poétiques ».

Coco pourrait bien être le grand retour en force de Pixar après quelques années de creux, où seul Vice-Versa a réussi à atteindre les hauteurs auxquelles le studio nous avait habitués. « On fait toujours de notre mieux, avec tous nos long-métrages. Faire un film est une science inexacte, on se donne toujours à 100 %, peu importe le projet », nous répond Anderson. « Ceci dit, Coco a certainement quelque chose de spécial. Je pense que ça vient de Lee Unkrich et de sa personnalité. On est sur un film vraiment unique ».

Rendez-vous en salles le 29 novembre prochain pour le vérifier.

Tout ce qu'on sait sur Coco, le prochain Pixar

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