Hilary Swank away
Netflix

Actuellement commandante de vaisseau spatial sur Netflix, l'actrice aux 2 Oscars se confie à Première.

Aujourd'hui, Hilary Swank s'envole vers la planète Mars. Netflix lance ce vendredi sa nouvelle série spatiale intitulée Away, dans laquelle l'actrice aux deux Oscars (pour Boys don't Cry et Million Dollar Baby) incarne la commandante d'une mission vers la planète rouge, qui doit gérer en même temps ses problèmes de famille, restée derrière sur Terre. Un retour au petit écran pour la star de 46 ans, originaire du Nebraska, qui a fait ses débuts il y a 30 ans dans des séries télé comme Quoi de Neuf Docteur ?, Buffy ou Beverly Hills. Rencontre.


PREMIÈRE : Vous avez joué pour les plus grands réalisateurs actuels, de Christopher Nolan à Clint Eastwood en passant par Brian De Palma. Pour qui auriez-vous envie de tourner demain ?
Hilary Swank : Derek Cianfrance ! Dès que j'ai vu son premier film, Blue Valentine, j'ai été hypnotisée par sa mise en scène. Il a une façon de réaliser tellement naturelle, qu'on se croirait presque dans un documentaire ! J'aimerais aussi beaucoup tourner pour Chloé Zhao, une réalisatrice sino-américaine, qui a fait The Rider. J'ai été bluffée par les nuances de sa direction.

Et en Europe ? Vous n'avez encore jamais fait de film européen. Vous aimeriez être dirigée un jour par un réalisateur français par exemple ?
En fait, j'ai fait un film qui s'appelait L'Affaire du Collier (en 2011), que l'on a tourné à Versailles notamment. C'était un film américain, mais j'ai adoré filmer en France. J'ai fait pas mal de tournages, d'ailleurs, à travers l'Europe. Mais c'est vrai que j'aimerais bien faire un vrai film européen un jour. C'est un cinéma beaucoup plus nuancé que le nôtre. Avec un point de vue très différent. J'adorerais travailler avec Michel Gondry par exemple. J'aime beaucoup Eternal Sunshine of the Spotless Mind. C'est un cinéaste vraiment à part.

On avait coutume de dire que les femmes peinent à trouver des rôles intéressants à Hollywood après 40 ans. Mais est-ce que c'est toujours vrai aujourd'hui ?
Non, je crois que ce n'est plus tout à fait le cas. Maintenant que le mâle blanc n'est plus au centre de tout... Toutes les histoires étaient habituellement racontées à partir de ce point de vue, mais le monde du cinéma est en train de s'ouvrir. C'est vrai pour les femmes, mais aussi pour les genres, les races etc. C'est excitant que le paradigme change, à la fois en tant qu'actrice, mais aussi pour tout le monde, parce que les gens, dans toute leur diversité, sont bien mieux représentés à l'écran.

Away est votre premier projet pour Netflix. Pourquoi avez-vous dit oui ?
Pour plein de raisons ! Mais la principale, c'est que j'ai toujours rêvé de devenir astronaute. Alors j'ai eu très envie de pouvoir goûter un peu à cette expérience spatiale, à travers une fiction. Et puis j'ai adoré ce personnage, une vraie leader, qui reste une maman, avec une part de vulnérabilité.

Parce que la particularité de Away, c'est que la série traite de la conquête spatiale à travers un prisme féminin, presque féministe même...
C'est vrai que c'est une femme qui dirige la mission, mais en même temps, elle fait une place égale aux hommes. Après, le fait qu'elle soit aux commandes, j'espère que cela inspirera plein de jeunes filles. Qu'elles comprendront à travers la série que si elles bossent dur, c'est possible, qu'elles aussi ont la possibilité d'embarquer dans de ce genre de mission dans la peau d'un leader.

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans le Numéro 510 de Première du mois de septembre 2020, actuellement en kiosque.