Star Wars Episode 9 : The Rise of Skywalker
Disney/Lucasfilm/Capture d'écran

Rey a bien failli être de la famille d'Obi-Wan Kenobi...

Après John Boyega qui a critiqué très durement le traitement de son personnage -et des minorités en général- par la production de Star Wars, les langues se délient sur la production décidément mouvementée de la troisième trilogie. Interrogée par Josh Gad au sein de l'émission de Jimmy Kimmel, Daisy Ridley est revenu sur les origines de son personnage, révélées dans l'Episode 9 où l'on apprenait qu'elle était la petite-fille de l'Empereur Palpatine. Mais ça n'a pas toujours été le cas : "au départ, ils pensaient me lier à Obi-Wan", raconte l'actrice. "Il y a eu des versions différentes. Puis l'idée qu'elle ne soit personne a vraiment remporté l'affaire. Et puis on est arrivés à l'Episode 9 et J.J. [Abrams] m'a résumé le film en mode "oh, au fait, Palpatine est ton grand-père". J'ai dit : "génial", et puis deux semaines plus tard il me disait "oh, on n'est plus trop sûrs." Donc, ça n'a pas arrêté de changer.

John Boyega critique le traitement des minorités dans la nouvelle trilogie Star Wars

Dans l'Episode 7, Rey est présentée comme "personne", une orpheline abandonnée sur une planète-désert mais avec qui la Force est très puissante : le fait qu'elle soit connectée au sabre-laser de la famille Skywalker laissait planer le doute sur sa filiation avec Luke et Leia, mais comme on entendait la voix d'Obi-Wan Kenobi pendant une de ses visions pouvait lui donner des chromosomes en commun avec le maître Jedi. Dans Les Derniers Jedi, effectivement, Rian Johnson choisit de faire de Rey "personne", disant clairement que l'identité des parents ne comptait pas -ce qui comptait, c'était ce qu'elle allait devenir. Et puis L'Ascension de Skywalker a finalement dévoilé la vérité... qui a laissé perplexe le public et les critiques. Comme le film en général, d'ailleurs : Daisy Ridley a même admis la semaine dernière qu'elle avait du mal à retrouver du travail depuis sa sortie.

Daisy Ridley a eu du mal à retrouver du travail après Star Wars 9

Que vous ayez trouvé ce twist final approprié ou bidon, ou si vous n'en avez plus rien à secouer comme Alexandre Astier, on remarque que l'anecdote de Daisy Ridley montre que l'écriture de la postlogie s'est bien faite dans la douleur. J.J. Abrams avait admis l'an dernier qu'il n'y avait "pas de scénario" lorsqu'il a pris en charge l'Episode 9 à la place de Colin Trevorrow. Mais qu'il y avait depuis le départ un "plan général" qui n'arrêtait pas de changer : "Quand je suis arrivé sur Star Wars, il y avait un plan général des trois films. Moi, je me suis concentré sur l’Episode 7, il y avait une deadline, une date de sortie à respecter. Je ne pouvais pas me projeter au-delà de ce film pendant le tournage. Et Rian Johnson a vu ce que nous faisions, on a fait une réunion… Il a suivi son inspiration, mais il n’a pas défait des choses auxquelles nous pensions. J’insiste là-dessus. Il y avait un plan général, mais pas de script écrit et complet pour les épisodes 7, 8 et 9. C’est la même chose lorsqu’on travaille sur une série télé. Je compare ça à conduire dans le brouillard. Vous savez où vous allez, et les choses deviennent plus claires au fur et à mesure, mais le chemin est inattendu. On peut trouver des raccourcis, de nouveaux endroits, ou prendre des chemins dangereux. Vous devez décider lors du moment présent, mais vous devez avoir une destination en tête. C’est une expérience fondamentalement interactive. Je vous mentirais si je vous disais qu’on avait tout prévu, chaque geste, chaque personnage. Mais je savais où on allait. Au fond, on prend les meilleures décisions en chemin. C’est la leçon que j’ai apprise de George Lucas. Rappelez-vous quand Le Retour du Jedi s’appelait Revenge of the Jedi. J’ai toujours le poster. George Lucas nous a littéralement dit que quand vous avez une meilleure idée, il faut foncer !"