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Le réalisateur de Gangs of Wasseypur poursuit sa terrifiante radiographie de la société indienne. Dans Ugly, une petite fille de 10 ans est enlevée, amenant un certains nombre de personnages, tous plus corrompus les uns que les autres, à tirer parti de ce rapt. Cette descente aux enfers au coeur de Bombay, ses petites rues, son commissariat, ses tours et ses détours, est un thriller angoissant
dans lequel, au nom de la survie, le pire est toujours envisageable. C’est rondement mené, constamment noir, désagréable et sans espoir. Un tour de force.
Toutes les critiques de Ugly
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Le réalisateur Anurag Kashyap porte un regard douloureux et sans concession sur une Inde contemporaine rongée par le vice. Le résultat ? Une œuvre tout bonnement épatante, teintée d’une noirceur sans précédent !
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C’est noir, sans concession et tout simplement épatant !
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Plus le récit avance, plus on navigue à vue dans cette cité tentaculaire pleine de chausses-trappes et de coupe-gorges. Anurag Kashyap brouille les pistes, d'impasses en faux-semblants. Il joue avec nos nerfs, comme dans cette séquence interminable, aussi crispante que burlesque, où le père de la fillette, venu signaler l'enlèvement de sa fille, doit supporter les digressions ironiques de flics sadiques et tout puissants. Et si les différents fils narratifs s'enchevêtrent parfois de façon un peu artificielle, la pression demeure. Pesante, insupportable. Surprenant jusqu'au bout, ce portrait au vitriol de l'Inde contemporaine a l'effet détonant du souffre dans l'eau de rose.
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Un polar tendu, parfois un peu confus, parfois trop sombre aussi, mais aux personnages bien trempés, et au ton qui n’est pas sans rappeler la veine d’un certain Quentin Tarantino.
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Le réalisateur tacle une société corrompue dans un thriller noir et fascinant
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Ugly balaie paillettes et encens pour plonger dans la noirceur poisseuse des bas-fonds
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Avec vivacité et pertinence, le réalisateur parvient à retranscrire un monde qui n’en est que plus horriblement familier, plus désespérément universel.(...) Anurag Kashyap semble souligner la vanité de son propre travail de satiriste amer, avec une probité factuelle et désenchantée.
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Un thriller indien haletant.
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Dans cette fresque sans pitié, Kashyap mixe sans le moindre complexe toutes ses influences, passées et présentes, dans lesquelles il n’est pas difficile de lire un biberonnage intensif et de longue date du cinéma américain. Parfois, il en fait un peu trop, dérapant un poil loin dans la représentation de la violence, jonglant avec les flash-back déroutants ou superflus, mais il ne perd jamais le rythme et, surtout, ne manque pas d’apposer aussi une signature singulière là où on ne l’attend pas (...)
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Voici un plongée en méchanceté, en dinguerie, en mensonge, en trahison. Et rien pour nous aider. Ni l'image, ni les dialogues, ni le montage. Débrouillez-vous avec la saloperie humaine.
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Entre la fiction policière, la chronique sociale, le drame familial et la galerie de portraits, Anurag Kashyap ne s'en sort pas tout le temps. Mais, il faut savoir un peu se perdre dans ce film et goûter à l'atmosphère
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Si, sur le plan de la mise en scène, toujours aussi brute et enlevée, Anurag Kashyap ne démérite pas, il fait un petit peu trop le malin en tentant de mener le spectateur par le bout du nez. Un peu trop de circonvolutions scénaristiques, cette fois, pour convaincre pleinement.