Scarlett Johansson a très mal vécu la perte du rôle principal de Gravity
Marvel/Warner Bros.

En lice face à Blake Lively et Sandra Bullock, elle s'est sentie "très frustrée et désespérée" quand elle n'a finalement pas été choisie pour incarner Ryan Stone.

Scarlett Johansson se confie dans une interview carrière à Variety. A 38 ans, la comédienne phare de Lost in Translation a multiplié les rôles forts sur grand écran, mais a aussi joué dans des projets moins réussis. Elle revient ici sur les tops et les flops de sa filmographie, ainsi que sur les rôles qu'elle a ratés. A commencer par celui de l'astronaute en deuil de Gravity, Ryan Stone, qui est jouée par Sandra Bullock dans le film d'Alfonso Cuaron (2013).

"On m'a rejetée pour deux rôles, raconte-t-elle. Le premier était dans Iron Man 2, et l'autre c'était dans Gravity, d'Alfonso Cuaron. Je voulais tellement le jouer. Ca m'a vraiment fait mal, je me sentais frustrée et sans espoir. Je me demandais : 'Est-ce que j'ai choisi le job qui me correspond ?'"

Concernant Natasha Romanov/Black Widow, c'est effectivement Emily Blunt qui avait d'abord été choisie par Jon Favreau, mais comme l'actrice était rattachée par contrat à un projet de la 20th Century Fox (Le Voyage de Gulliver), elle a dû laisser sa place, et Scarlett a finalement été castée.

Pour Gravity, elle avait passé une audition comme de nombreuses actrices, et elle fut dans la course finale pour le rôle principal face à Blake Lively avant que Sandra Bullock ne soit finalement choisie. Coïncidence amusante : son partenaire d'Iron Man, Robet Downey Jr., a lui aussi fait des tests pour le rôle tenu par George Clooney, mais il ne supportait pas d'être coincé dans une combinaison pendant des heures sur le plateau, ces conditions de tournage l'empêchant d'improviser.

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Marvel

A propos des mauvais souvenirs de carrière, Scarlett Johansson ajoute qu'en grandissant devant la caméra, suite au succès de L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux dans son enfance, elle a mal vécu le fait d'être souvent associée à des personnages de "bombes sexuelles" : "J'ai fait des films tels que Ce que pensent les hommes, et après, c'était dur de sortir de ce schéma, je me sentais coincée. Je n'arrivais plus à avancer." Des regrets qu'elle a déjà exprimé par le passé.

Incarner Black Widow a d'ailleurs participé à son "hyper-sexualisation", reconnaît-elle : "En signant pour Iron Man 2, je savais que ce ne serait pas une avancée en terme d'écriture de mon personnage. Mais il y avait du potentiel, celui de la voir évoluer dans les films suivants de la saga." Elle l'a depuis rejouée à neuf reprises, jusqu'à son film en solo, en 2021, et ce rôle a fortement contribué à sa popularité.

Elle raconte alors que c'est en revenant vers le cinéma indépendant qu'elle s'est de nouveau sentie à l'aise, légitime en tant qu'actrice : "Après Under the Skin et Her, d'un seul coup, je me disais : 'J'aime encore ce boulot.' Ils ont ravivé ma passion pour ce travail, j'étais moins anxieuse grâce à ces films."

Scarlett Johansson reviendra cette année dans Asteroid City, de Wes Anderson, dans My Mother's Wedding, de Kristin Scott Thomas et dans Bride de Sebastian Lelio.

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