WARNER BROS

Le troisième volet de la saga comique revient ce soir sur TF1.

En mai 2013, Première avait rencontré l'équipe de Very Bad Trip 3. Petit flashback en compagnie de Bradley Cooper, en attendant de (re)voir le film à la télévision.

 


Avec le recul, quel impact Very Bad Trip a-t-il eu sur votre carrière ? Le succès du film a été clairement décisif pour moi à plus d’un titre. Le fait d’être associé à un carton public de cette ampleur provoque toujours un tas d’opportunités. Si je ne l’avais pas fait, on ne m’aurait jamais confié le rôle principal de Limitless (Neil Burger, 2011) et du coup, David O. Russell n’aurait jamais pensé à moi pour le personnage de Pat dans Happiness Therapy.

Maintenant que vous êtes enfin reconnu en tant qu’acteur dramatique, avez-vous hésité, ne serait-ce qu’un instant, à signer pour ce troisième volet ? Je ne dirai jamais non à Todd Phillips. Pas parce que j’estime avoir une dette envers lui mais parce que je le considère comme un formidable metteur en scène. Je ne vais pas non plus me mettre à renier du jour au lendemain le genre qui m’a permis de percer. Et puis au fond, tout dépend du cinéaste. C’est mon unique critère : bosser avec des réalisateurs qui me font avancer.

Very Bad Trip 3 rate son passage à la sobriété [critique]

On a l’impression que le tabac de Very Bad Trip vous a ouvert plus de portes qu’à vos partenaires... e ne suis pas d’accord. Ed a tourné Bienvenue à Cedar Rapids (de Miguel Arteta), il a fait Jeff, Who Lives at Home avec les frères Duplass. Zach, de son côté, a joué dans It’s Kind of a Funny Story (d’Anna Bodenet Ryan Fleck). Aucun de ces films n’est une comédie pure. On a tous eu l’occasion d’étendre notre registre.

Votre cote a quand même plus explosé que celle des autres. Encore une fois, je ne le pense vraiment pas. Zach a eu du succès avec Date limite, de Todd, et Moi, député (de Jay Roach). Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis également leur attaché de presse. (Rire.)Le plus triste dans tout ça, c’est que je suis persuadé qu’ils n’ont en revanche aucune idée de ce que j’ai pu faire à part Very Bad Trip. Si vous leur demandez, ils vous diront certainement : « Bradley Cooper ? Je crois qu’il était dans Alias, non ? »

Ed Helms : "Very Bad Trip 3 clôt la saga avec une certaine élégance. Toute relative, bien entendu..."

Un internaute a récemment détourné la bande-annonce de Very Bad Trip pour le vendre comme un film d’horreur. Le résultat était étonnamment crédible... Sur le tournage, nous nous disions souvent que VBT aurait pu aisément être un thriller. Il est construit comme ça. D’ailleurs, Todd et Larry Sher, son chef opérateur, l’ont shooté de manière très dynamique. Le troisième épisode ressemblerait presque à du Tony Scott – paix à son âme. Visuellement, la saga est très loin des codes de la comédie. Les personnages sont peut être légèrement plus excentriques que la normale et les situations dans lesquelles on les plonge un peu extrêmes, mais l’idée a toujours été de les jouer de manière réaliste, de ne pas chercher le gag énorme à tout prix.

Êtes-vous content que ça prenne fin ? Très. Et j’étais particulièrement emballé à l’idée de revenir à Las Vegas pour tourner le finale. On ne pouvait pas rêver meilleure conclusion.

En rigolant, Zach dit que lorsque vos carrières seront sur le déclin, vous pourrez toujours reformer le trio et vous faire payer pour apparaître à des inaugurations de bâtiments publics... Carrément. Ou bien à des ouvertures de parcs aquatiques. Effectivement, on réfléchit à quelques idées, comme lancer une ligne de T-shirts.

On se donne rendez-vous dans quinze ans à l’Aquaboulevard ? C’est ça !

Interview Mathieu Carratier

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