"Dans mon pays, nous nous battons aujourd'hui comme des diables pour la démocratie que nous prenions autrefois pour acquise..."
Malgré les strass et les paillettes, la Croisette n'a jamais été du genre à fermer les yeux sur le reste du monde.
Et hier soir, l'ouverture de la 78e édition du Festival de Cannes a démarré sur une note résolument politique. Avec le discours du maître de cérémonie, Laurent Lafitte, d'abord, qui a insisté sur l'engagement des acteurs et actrices de par le monde. Puis Juliette Binoche, Président du Jury, lui a emboîté le pas, avant que Robert De Niro ne monte sur scène pour recevoir sa Palme d’or d’honneur, des mains de Leonardo DiCaprio.
"Nous luttons d'arrache-pied pour défendre la démocratie."
— france.tv cinéma (@francetvcinema) May 13, 2025
Le discours puissant de Robert De Niro au moment de recevoir sa Palme d'Or d'Honneur.#cannes2025 pic.twitter.com/Z58PRoPC5z
Devant une salle acquise, la star de Taxi Driver a vivement critiqué le président américain Donald Trump, le qualifiant de « président philistin de l’Amérique », dénonçant tour à tour les coupes budgétaires dans les domaines des arts, des sciences humaines et de l'éducation, ainsi que la proposition d'imposer une taxe de 100 % sur les films tournés hors des USA, estimant que ces mesures menacent la créativité et la culture internationale.
Sous les applaudissements, Robert De Niro n’a pas mâché ses mots et a appelé le public à résister. Découvrez l'intégralité de son discours ci-dessous :
"Dans mon pays, nous nous battons aujourd'hui comme des diables pour la démocratie que nous prenions autrefois pour acquise. Cela nous affecte tous ici, car l'art est le creuset qui rassemble les gens, comme ce soir. L'art recherche la vérité. L'art embrasse la diversité. C'est pourquoi l'art est une menace. "
"C'est pourquoi nous sommes une menace pour les autocrates et les fascistes. Le président philistin de l'Amérique s'est fait nommer à la tête d'une de nos principales institutions culturelles [le Kennedy Center]. Il a réduit les financements et le soutien aux arts, aux sciences humaines et à l'éducation."
"On ne peut pas mettre un prix sur la créativité, mais apparemment on peut y mettre un tarif douanier. Bien sûr, c'est inacceptable. Toutes ces attaques sont inacceptables. Et ce n'est pas seulement un problème américain, c'est un problème mondial. Comme pour un film, nous ne pouvons pas simplement nous asseoir et regarder. Nous devons agir, et nous devons agir maintenant."
"Sans violence, mais avec une grande passion et détermination."







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