Bande-annonce de Bridget Jones’s Baby
StudioCanal

La plus célèbre des célibattantes attend un bébé dans cette suite. Mais qui est le père ?

En 2016, Bridget Jones était de retour, douze ans après la sortie du deuxième opus, L'Âge de raison, et quinze ans après le premier volet. Cette suite s'intitule Bidget Jones Baby, car l'héroïne imaginée par Helen Fielding et jouée par Renee Zellweger y attend un heureux événement. Pas de "bébé fantôme" pour justifier sa prise de poids, cette fois-ci ! Problème : elle ne sait pas qui est le père. Il y a 50% de chances qu’il s’agisse de Mark (Colin Firth) ou de Jack, son nouvel amant incarné par Patrick Dempsey. Ce qui donne évidemment lieu à de nombreux quiproquos...

Bridget Jones 3 : trois fins différentes pour brouiller les pistes

Ce troisième film de la saga Bridget Jones , qui sera rediffusé en fin de week-end sur TD1, vaut-il le coup ? Moyennement, selon Première, qui a tout de même apprécié un nouveau personnage : la gynécologue incarnée par la toujours parfaite Emma Thompson.

Voici notre critique : Grand retour de la célibataire londonienne et surtout de Renée Zellwegger à l’écran, Bridget Jones Baby réussit au moins sur un point : dépasser L’âge de raison, suite ratée produite dans la foulée de l’énorme succès du premier film. Bridget est de retour donc, Mark Darcy et le je t’aime moi non plus aussi, mais pas Daniel, dont le personnage de charmeur à tomber raide est remplacé par Jack, bel Américain providentiel incarné par Patrick Dempsey. Un nouveau venu absolument accessoire, que le scénario n’utilise jamais autrement que comme un trophée qui déclenche l’intrigue : Bridget ayant couché avec lui à quelques jours d’écart seulement d’une nuit avec Mark, il se pourrait qu’il soit le père du "baby". Pour le reste, Bridget Jones n’a pas changé (et Renée Zellwegger la retrouve d’ailleurs avec une apparente facilité) : elle est toujours travaillée par les mêmes angoisses physico-existentielles mais a simplement une autre façon de les gérer, comme en témoigne la scène d’ouverture en forme de clin d’œil au premier film. Toujours en quête du prince charmant donc, envers et contre toutes ses tentatives d’émancipation, elle continue d’agir à rebours des idées féministes – une position affirmée dans une des seules séquences à la mise en scène forte où on la voit marcher à contre courant d’une manif de femens. Une figure se charge cependant de contrebalancer ce discours un peu réac, celle de la gynécologue écrite et incarnée par Emma Thompson, auteur des meilleures punchlines de cette comédie que rarement drôle, qu’elle balance avec une précision imparable. Avec ses airs consternés et son manque total d’empathie envers les deux hommes qui se disputent le cœur de Bridget et la paternité de l’enfant, l’actrice britannique prend en charge la comédie ET le message du film. On lui confierait bien l’écriture du prochain volet.

Bande-annonce de Bridget Jones Baby :

Le visage de Renée Zellweger au coeur des critiques de Bridget Jones Baby