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Nouvelle affaire autour de l’adaptation de Guy Ritchie. 

Guy Ritchie (Sherlock Holmes), sous la houlette du studio Disney, a commencé à l’automne le tournage de la version live du dessin animé Aladdin de 1992. Le casting principal est le suivant : Naomi Scott joue Jasmine, Mena Massoud, Aladdin, Will Smith, le Génie, et Marwan Kenzani, Jafar. Au beau milieu des prises de vue, un vent de scandale souffle. En effet, l’un des figurants, Kaushal Odedra, a révélé au Sunday Times avoir vu sur le plateau "une vingtaine" de gens "à la peau très blanche" se faire brunir dans le but de recréer une foule orientale. Il y aurait en tout une centaine de personnes sur 500 figurants maquillées de la sorte. 

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Disney a immédiatement réagi dans un communiqué, confirmant avoir grimé ces figurants, mais uniquement "pour des rôles qui nécessitaient des capacités particulières, quand il y avait des questions de sécurité ou de contrôle". Comprendre des postes de cascadeurs ou de dresseurs d’animaux. De plus, la compagnie américaine clame auprès de la BBC avoir "pris soin de composer une équipe dont la diversité des origines serait inédite au cinéma." L’acteur Kal Penn (Designated Survivor) n’a visiblement pas été convaincu par les explications de Disney, et a réagi sur Twitter en disant que "quand un porte-parole explique qu'ils ont eu recours au 'brownface' sur 100 personnes parce que nous ne sommes pas assez nombreux à être qualifiés, c'est n'importe quoi. Quelqu'un n'a simplement pas eu envie de dépenser davantage pour bien faire les choses."

Du point de vue du "whitewashing",  ce n’est pas la première fois que l’adaptation de Guy Ritchie s’attire les foudres des spectateurs. Le choix de Naomi Scott pour jouer la princesse Jasmine a en effet mis le feu aux poudres. L’actrice, à l’affiche du blockbuster Power Rangers, est d’origine indienne et anglaise, et Disney a été critiqué l’été dernier pour ne pas avoir choisi une actrice d’origine du Moyen Orient. Le studio américain a également déclenché la polémique un peu plus tard dans l’année en annonçant la création d’un nouveau personnage : un prince blanc, potentiel futur époux de Jasmine et antagoniste d’Aladdin, qui sera joué par l’acteur américain Billy Magnussen.  La sortie du film est prévue en France pour le 22 mai 2019.


"Aladdin, c’était un risque"