Toutes les critiques de Transamazonia

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thomas Baurez

    De la cinéaste sud-africaine Pio Marais on avait vu A l’âge d’Ellen en 2012, un drame qui voyait une jeune femme en rupture quitter les rives de sa condition pour s’engager dans une quête supposément rédemptrice. Transamazonia ausculte avec force un même cheminement y ajoutant une dimension magique fascinante. La jeune Rebecca, seule survivante d’un crash d’avion en pleine forêt amazonienne est devenue guérisseuse dans la région. Le père, chef d’une mission ultra-chrétienne prosélyte, met en scène ses miracles auprès d’une population locale dépendante de ses biens-faits. Bientôt l’arrivée de bûcherons agressifs va obliger Rebecca à mettre ses dons au service d’une cause qui pourrait la dépasser. La beauté du film réside dans cette façon dont la cinéaste fait du visage de son héroïne dont certains stigmates révèlent une étrangeté (monstruosité ?), le territoire sensible de ce drame qui évoque lointainement L’Apparition de Xavier Giannoli (2018). Fort.