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La qualité majeure de ce film de la lituanienne Marija Kavtaradze est d’aborder un sujet très peu traité le cinéma, l’asexualité, à travers un coup de foudre entre un interprète en langues des signes et une danseuse qui se heurte donc à l’incapacité du premier à éprouver le moindre désir sexuel pour quiconque. Mis en scène avec élégance (avec à la clé le prix dans cette catégorie au festival de Sundance 2023), Slow a hélas du mal à dépasser le stade des bonnes intentions faute à un scénario qui ne fait au fond qu’enchaîner les péripéties communes à tout récit de romance contrariée, sans parvenir à trouver des rebondissements spécifiquement liés à la situation de ce couple.


