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On attendait avec impatience le deuxième long d’Hubert Charuel, huit ans après le carton de Petit paysan. Avec Claude Le Pape (sa complice d’écriture de toujours), il propose de nouveau une plongée documentée dans un milieu professionnel. Celui d’une usine de traitement des déchets nucléaires, seul débouché en termes de boulot pour les habitants de ce coin de Haute- Marne où se déroule l’action. Et dont l’un de ses employés réussit à faire embaucher deux de ses potes forcés de justifier d’un emploi après un cambriolage improvisé qui a mal tourné. Par- delà son talent de directeur d’acteurs (la complicité du trio Kircher- Azougli – Cissé fait merveille), Charuel séduit surtout par la fluidité de sa mise en scène basculant peu à peu du réalisme vers le fantastique pour épouser l’étouffement vécu par ses héros. Mais son scénario ouvre trop de pistes pour parvenir à les embrasser toutes en 1h50. Il aurait gagné à épurer son propos pour toucher aussi juste que son premier long.
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