Synopsis
Face à la détresse d’une jeune mère et son fils, une infirmière décide de tout mettre en œuvre pour les aider, quitte à défier sa hiérarchie.
| Date de sortie | 17 septembre 2025 |
|---|---|
| Durée | 78 mn |
| Réalisé par | Laura Wandel |
| Avec | Léa DruckerAnamaria Vartolomei |
| Distributeur | Memento Distribution |
| Année de production | 2025 |
| Pays de production | Belgique, France |
| Genre | Drame |
Face à la détresse d’une jeune mère et son fils, une infirmière décide de tout mettre en œuvre pour les aider, quitte à défier sa hiérarchie.
La cinéaste belge Laura Wandel intrigue ici d’emblée par le choix du temps réel. Un procédé certes pas nouveau mais pertinent lorsque l’on entend rendre compte de l’absence de respiration des hôpitaux, lieux saturés de tout. La mise en scène, caméra à l’épaule, choisit l’immersion et une circulation à la fluidité sans cesse contrariée par les contraintes d’un espace où les corps se croisent et se décroisent. Lucy (Léa Drucker), infirmière en chef d’un service pédiatrique prend seule en charge cette apnée. Ce temps réel, cette caméra ultra mobile, c’est elle. Entièrement. L’une des seules ellipses surviendra à la toute fin lorsque dans un va et vient dangereux Lucy aura franchi une limite cassant du même coup l’espace et le temps du film. C’est l’histoire d’une maman isolée donc fragile (Anamaria Vartolomei) qui refuse d’alimenter comme il faudrait son fils de 4 ans, Adam. Lucy veille, contourne les décisions de sa hiérarchie pour éviter une séparation inévitable. « Je ne veux pas être mort » dira le bambin. C’est pour son « intérêt » que le monde s’agite autour de lui. Wandel avait déjà questionné les mystères, les secrets et la violence des tous petits dans Un monde (2021) son premier long-métrage. Avec ce deuxième long, c’est cet axe souvent confisqué par les adultes qu’elle ausculte à nouveau. La part documentaire et fictionnel du récit trouve ici un juste point d’ancrage et d’équilibre. Et même si celle-ci n’atteint pas la grâce transcendantale des Dardenne, le geste reste fort.