Titre original Diarios De Otsoga
Date de sortie 14 juillet 2021
Durée 98 mn
Réalisé par Miguel Gomes, Maureen Fazendeiro
Avec Cristina Alfaiate , Carloto Cotta , João Nunes Monteiro
Scénariste(s) Maureen Fazendeiro, Miguel Gomes, Mariana Ricardo
Distributeur Shellac
Année de production 2021
Pays de production PORTUGAL
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Le film est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2021 Journal de Tûoa a été tourné sous régime de confinement, au Portugal, entre août et septembre 2020. C’est aussi un film de fiction. Impossible de le résumer sans en dire trop. Nous avons donc choisi de reproduire un paragraphe d’un conte de Cesare Pavese, Le Diable sur les collines : « L’orchestre reprit mais cette fois sans voix. Les autres instruments se turent et il ne resta que le piano qui exécuta quelques minutes de variations acrobatiques sensationnelles. Même si on ne le voulait pas, on écoutait. Puis l’orchestre couvrit le piano et l’engloutit. Pendant ce numéro, les lampes et les réflecteurs, qui éclairaient les arbres, changèrent magiquement de couleur, et nous fûmes tour à tour verts, rouges, jaunes. »

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Critiques de Journal de Tûoa

  1. Première
    par Thomas Baurez

    Vingt-deux jours à rebours dans la vie d’un film, où la fiction s’étiole peu à peu pour laisser entrer le réel du tournage. En temps de pandémie de Covid-19 (nous sommes ici à l’été 2020), les questions sanitaires se posent. Ainsi à mi-film, ce sont les masques posés sur le visage des techniciens qui viennent nous rappeler qu’en ces temps troubles, faire du cinéma, c’est aussi ça. Les cinéastes, Miguel Gomes et Maureen Fazendeiro, sont vaguement là, laissant souvent les clefs du film à ses trois interprètes dubitatifs. La structure qui voit les séquences se présenter dans un ordre non chronologique implique une dramaturgie où « il n’y a rien à résoudre, explique Gomes à l’écran. C’est un film assez ouvert...» Tellement ouvert qu’il menace de ne plus l’être. Car un film, même réversible, reste prisonnier de ses extrémités. Il faudra prendre ce Journal, pour ce qu’il est, un document inédit sur une crise sanitaire et artistique.