Toutes les critiques de Fanon

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thomas Baurez

    La mécanique du biopic battant son plein, il convient de déceler ici et là, ceux qui cherchent à ouvrir des brèches. Ce Fanon s’y emploie mais n’y parvient pas toujours, la faute au ton parfois sentencieux de certaines répliques dont la puissance se retrouve dévitalisée par l’outil cinéma. Voici l’histoire algérienne de Frantz Fanon (Alexandre Bouyer convaincant), médecin chef d’une division de l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en Algérie. 1953, le pays est français, tout comme Fanon qui prend fait et cause pour le colonisé. Cela donnera l’ouvrage fondamental Les Damnés de la terre. En attendant par ces méthodes « révolutionnaires » entendues qu’elles ne considèrent pas le nord-africain comme un sous-homme, l’homme va s’ériger en humaniste visionnaire. L’arrivée dans le cadre d’un Stanislas Merhar en militaire blessé imprime peu à peu une tension mystérieuse qui déstabilise le récit pour mieux l’emmener sur un terrain moins conventionnel.