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Beau comme un Final Fantasy, Brave Story est une plaisante histoire d’heroic fantasy enfantine. Bien que le scénario tienne davantage du jeu video que du film, on est très vite happés par la trépidante quête du jeune Wataru.
Le film traite intelligemment ce passage de l’enfance vers l’adolescence où le monde des adultes apparaît si abject que l’enfant va chercher une échappatoire à son destin.
C’est cela qui constitue la force du film : les enfants apprécieront de n’être pas pris pour des crétins et d’avoir droit à une aventure d’heroic fantasy soignée, clairement conçue pour eux. Et si question points de charisme la plupart des seconds rôles rament un peu (notamment Kee Keeman le lézard), Wataru le héros naïf et son ami le ténébreux Mitsuru explosent les scores.
Après, il n’est pas dit que le charme opère toujours passé douze ans. -
Manga animé construit par paliers, avec leur variétés d'épreuves et de récompenses, cette quête ressemble furieusement à un jeu vidéo. Mais loin d'être gênante, cette structure, voulue et assumée comme telle, donne une vivacité ludique au récit, adapté d'un best-seller local. Epopée colorée, dans l'habituel univers heroic fantasy (dragons, mages et monstres à gogo), Brave Story est aussi une fable plutôt futée sur l'art et la manière de composer, quand on est encore petit, avec les drames des adultes.
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Assez long, parfois répétitif, Brave Story reste quand même un vrai film de cinéma, soigneusement mis en scène afin de ne pas décevoir son public de préadolescents.
Brave Story


