Toutes les critiques de Another end

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Pour son deuxième long (dix ans après L’Attente), Piero Messina s’essaie à une dystopie dont le héros, Sal, incapable de faire son deuil de la femme de sa vie, fait appel à une nouvelle technologie qui inocule le temps de quelques jours la conscience de la personne décédée… dans le corps d’un autre. Mix entre un épisode de Black mirror et la mélancolie de Her, Another end séduit par la capacité de son auteur à trancher entre les différents genres que son récit convoque. A privilégier le mélo au fantastique à travers cette incapacité de Sal à limiter l’expérience au laps de temps prévu au point de traquer, quand elle redevient elle- même, la call- girl qui accueille l’âme de la défunte. Le minimalisme assumé de la mise en scène offre un écrin parfait à cette quête questionnant les fondements du sentiment amoureux où Gael Garcia Bernal tout en intériorité et Reinate Reinsve, impressionnante dans l’incarnation corporelle de son double rôle, forment le plus poignant des duos.