Noise d'Olivier Assayas
MK2

Chaque jeudi, la plateforme VOD du groupe MK2 propose des films à voir gratuitement.

Après le succès de son "Festival à la Maison", qui proposait pendant le premier confinement une sélection quotidienne de films, courts-métrages et autres podcasts, mk2 pérennise son implantation dans l’univers impitoyable du streaming avec mk2 Curiosity. Un nouveau service de vidéo financé par la publicité qui permet de découvrir chaque semaine des pépites du 7e art et du documentaire. 

Découvrez le site de MK2 Curiosity

Le principe de mk2 Curiosity ? Tous les jeudis, une sélection hebdomadaire de 5 films est mise en ligne. "Des programmes garantis sans algorithme", explique la vidéo de présentation. "Ici on ne vous proposera pas ce que vous aimez déjà, mais ce que vous n’aimez pas encore". Pour en profiter, il suffit de se créer un compte sur le site dédié et de se laisser guider par sa curiosité. 

Voici le programme de la semaine :

Noise d’Olivier Assayas (2005)

La passion pour la musique - et du rock en particulier - d’Olivier Assayas est connue, lui, le frère de Michka, véritable encyclopédie vivante sur le sujet. En 2005, le Festival Art Rock de Saint- Brieuc a laissé carte blanche au réalisateur de L’Eau froide et Irma Vep, pour restituer l’énergie du moment. Sur la scène cette année-là : Jeanne Balibar, Marie Modiano, Rodolphe Burger, Kim Gordon (Sonic Youth) ou encore Alla « virtuose de l’oud ». Il en résulte un documentaire hybride, entre captation de concert, collage d’images, échappées belles avec les artistes...

The End of Violence de Wim Wenders (2004)

The End of Violence. Derrière ce titre programmatique, une réflexion sur la saturation des images qui déferlent tout azimut. A la fin du XXe siècle, l’internet naissant, incite les cinéastes à réfléchir sur cette nouvelle façon de « consommer » le monde. C’est ici l’histoire d’un producteur multimédia prénommé Mike Max (!) qui s’apprête à se faire larguer par sa femme et agripper par le FBI. L’allemand Wim Wenders fasciné par l’Amérique et ses mirages signe ici un film noir électrique. 1997, soit la même année que le Lost Highway de David Lynch, une année charnière où l’explosion de la technologie invite à fétichiser de vieux motifs pour mieux les propulser dans le monde d’après. Fin, non pas de "la" violence, mais "d’une" violence.  Le casting suffit à notre bonheur : Bill Pullman (Tiens, tiens !), Andie MacDowell, Gabriel Byrne et même le grand Sam Fuller qui décédera quelques mois après le tournage.

Nuit noire, Calcutta de Marin Karmitz (1964)

Ce court-métrage scénarisé par Marguerite Duras, éclairé par Willy Kurant, futur chef opérateur de Godard, Welles, Skolimowski rencontré grâce à Jacques Rozier, et interprété par le regretté Maurice Garrel, raconte les affres de la création d’un écrivain alcoolique installé à Calcutta. Ce court-métrage est la deuxième réalisation de Marin Karmitz après Les idoles et avant Comédie, d’après Samuel Beckett.

Et aussi :

La suite d’un cycle de documentaires de l’américain Robert Drew autour de la figure de John Fitzgerald Kennedy, Crisis – Behind a Presidential Commitment (1963), et le court-métrage fondateur du jeune François Truffaut, Les Mistons (1957) avec Bernadette Lafont et Gérard Blain, dont la fraîcheur juvénile toute renoirienne préfigure la Nouvelle Vague à venir.