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Depuis les années 40, la cigarette classique est belle et bien présente et presque glorifiée dans l’univers du septième art. Mais l'e cigarette commercialisée depuis 2003 peine à se faire une place devant les caméras.
Pourtant aujourd'hui la cigarette électronique est plus que jamais un phénomène de société avec 7,5 millions de vapoteurs européens. Sa popularité semble avoir du mal à s’étendre au cinéma.
Alors que les institutions, telle que l’OMS, sont en voix de faire classifier les films contenant des scènes de tabagisme et que l’on parle même d’interdire l’apparition de la cigarette dans le cinéma français, qu’en est-il de la liberté de l’art d’avertir, de dénoncer ou d’informer ?
Qu’il s’agisse de cigarette classique ou de cigarette électronique, serait-il alors plus judicieux de tout interdire, de ne pas parler de ce qui dérange et de cacher le tout sous un tapis, dans le soit-disant but de ne potentiellement pas inciter les spectateurs ?Au même titre, dans ce cas là, que la violence, l’alcool, la drogue, le sexe … Ou serait-il plus perspicace de continuer à sensibiliser, d'avertir et de parler des sujets à polémique qui nous entoure ?
Les premières portes ouvertes du septième art pour l’e cigarette
Ce sont de ces objectifs, d’information et de sensibilisation, qu’en 2016 trois sorties cinématographiques sur l’e cigarette ont vu le jour. S’il s’agit de premières prises de positions face à une possible réduction des risques liés au tabagisme grâce à la cigarette électronique, il s’agit également de dénoncer politique, lobbies et intérêts économiques.
Que cela soit le réalisateur Aaron Biebert avec le film A Billion Lives, Jan Kounen avec Vape Wave ou Sébastien Duijndam et Ghyslain Armand avec Beyond the Cloud, ils prennent position et se donnent la mission d’enfin informer objectivement les spectateurs sur les réalités de la cigarette électronique.
Ces films et reportages permettent de remettre en perspective les études et articles alarmistes, qui eux ont une belle place médiatique. En dénonçant les intérêts des industries tant du tabac que pharmaceutique, ou encore politiques, ils donnent accès à toutes les cartes et favorisent ainsi l’esprit critique des spectateurs et consommateurs.
Que l’on soit pour ou contre la vape, et ce finalement dans n’importe quel domaine, il est important de pouvoir avoir accès aux différents points de vue. En ne parlant pas des problèmes, il n’y a effectivement pas besoin de trouver de solution.
Une apparition plus étendue de la cigarette électronique devant les caméras
Malgré des apparitions encore timides, la cigarette électronique pointe de plus en plus le bout de sa vapeur dans certains films, et notamment séries. Sense 8, Gomora, House of Cards ou encore les Simpsons… Les auteurs et réalisateurs s’emparent de l’image de l’e cigarette, parfois à titre humoristique, mais cela a au moins le mérite de faire parler et de questionner.
Si les personnages joués dans ces séries et films permettent de transmettre un message, les acteurs ne sont pas en reste. Qu’ils soient contre la cigarette classique, comme l’acteur Bruce Willis refusant peu à peu de fumer à chaque nouvel opus des Die Hard afin de ne pas glorifier le tabac, ou qu’ils soient pour la cigarette électronique comme Leonardo Di Caprio ne manquant pas une occasion de se montrer avec sa cigarette électronique, ils ont la liberté de montrer et défendre leurs convictions.
Il faut savoir qu’en France, la loi Evin de 1991 interdit la propagande et la publicité directe ou indirecte des produits du tabac, et ce même lors de représentations sportives ou sur les plateaux de télévision. La loi santé du 26 janvier 2016 a quant à elle inclut la cigarette électronique, le eliquide et tout produit du vapotage à cette directive. Il est évident que le tabac et l'e cigarette ne doivent pas être un sujet de glorification auprès des mineurs, mais tout interdire ne serait-il pas la porte ouverte à la tentation et aux dérivés ?
Tabac et eliquide : faut-il les bannir de nos écrans ?
Qu’adviendrait-il de nos séries et de nos films si le meurtrier ne pouvait pas être retrouvé à l’aide de l’ADN présent sur les mégots de cigarette qu’il a accidentellement laissé. Pourrait-on encore tourner un bon western si whisky et cigarillos étaient censurés ? Et si la cigarette électronique pouvait devenir l’emblème du méchant charismatique d’un film futuriste ? Toutes ces choses ayant fait parti de notre histoire, de nos phénomènes de sociétés, ou étant actuellement au cœur des débats doivent-ils alors être passés sous silence ?
Laissons le choix aux auteur et réalisateurs de parler et d’avertir sur les sujets importants et controversés qui leur tiennent à cœur. Et surtout donnons toutes les cartes aux spectateurs et consommateurs afin de développer leur esprit critique.
Si l’apparition de l’e cigarette au cinéma peut permettre une ouverture d’esprit et pousser le spectateur à faire ses propres recherches, alors il serait sans doute plus important d'informer sur les conséquences du tabac. Et celles-ci pourraient alors très bien servir de leçon et de travail de mémoire. Si sous le couvert de la liberté d’expression tout ne doit évidemment pas être banalisé et gratuit, un sujet qui fâche les lobbies ou les politiques ne devrait alors pas être une barrière à la création et à l’information.







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