-
Avec son noir et blanc intermittent, Jean Jonasson lorgne la Nouvelle Vague. Hélas, son film d'errance, plein de métaphores lourdes sur le (non-)sens de la vie, sent le déjà- vu.
-
C'est un tohu-bohu d'images à la chronologie chaotique, un salmigondis poseur transitant sans raison du noir et blanc à la couleur. Ça doit faire plus arty dans l'esprit du réalisateur. Qui, tant qu'il y était, a pris des acteurs au jeu hasardeux. Il faut bien débuter un jour mais, parfois, mieux vaut le faire dans sa salle de bains. Quelques beaux plans sauvent l'affaire de la cata. Peut beaucoup mieux faire.
-
Jean Jonasson, l'auteur de ce film, a fait de la photographie avant de se lancer dans ce projet de long-métrage. Il l'a mené sans l'aide d'aucune source reconnue, filmant sur une durée de huit ans avec le concours de ses acteurs, et finissant par mener son projet sur un écran de cinéma. Ce parcours, mené de cette façon-là, témoigne d'une opiniâtreté exemplaire, à défaut d'être une garantie de réussite. Il en coûte donc de dire que le film, trop ambitieux mais pas assez pensé et regardé, est bel et bien raté.
Sans Métro Fixe


