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Le canadien Guy Maddin, poète de la pellicule sur laquelle peut se déposer les effluves d’un noir et blanc vintage (Winnipeg mon amour…) signe ici une farce volontairement outrancière éclairée comme un néo-giallo (filtres à gogo) Lors d’un G7 sis dans un château de la campagne allemande, l’exhumation d’une momie va provoquer une faille spatio-temporelle et l’irruption de zombies. Les dirigeants vont devoir transformer leurs beaux discours en kit de survie. Avec son casting prestige (Blanchett, Ménochet, Vikander…) inversement proportionnel à l’impureté assumée de ce geste baroque, Maddin réfléchit rien de moins qu’au sort de notre monde. Ça patine beaucoup, ça secoue un peu, ça rigole souvent… Moins habile qu’un Romero, guide suprême (et regretté) des morts-vivants politisés, le canadien a le mérite d’aller au bout de sa nuit sans lune. Pas plus.
Rumours, nuit blanche au sommet


