Titre original Caught stealing
Date de sortie 27 août 2025
Durée 107 mn
Réalisé par Darren Aronofsky
Avec Austin ButlerRegina KingZoë KravitzLiev SchreiberVincent D'OnofrioMatt SmithGriffin Dunne
Distributeur Sony Pictures Releasing France
Année de production 2025
Pays de production Etats-Unis
Genre Thriller, Comédie

Synopsis

Hank Thompson a été un joueur de baseball prodige au lycée, mais désormais il ne peut plus jouer. À part ça, tout va bien. Il sort avec une fille géniale, il est barman la nuit dans un bar miteux à New York, et son équipe préférée, donnée perdante, est en train de réaliser une improbable remontée vers le titre. Quand Russ, son voisin punk lui demande de s'occuper de son chat pendant quelques jours, Hank ignore qu'il va se retrouver pris au milieu d'une bande hétéroclite de redoutables gangsters. Les voilà tous après Hank, et lui ne sait même pas pourquoi. En tentant d'échapper à leurs griffes, Hank doit mobiliser toute son énergie et rester en vie assez longtemps pour comprendre.

Critiques de Pris au piège- Caught stealing

  1. Première
    par Gael Golhen

    C’est un film malpropre et un peu azimuté, comme un After Hours sous amphétamines (la référence est totalement assumée par le real et l’acteur principal). Pris au piège est l’adaptation d’un roman de Charlie Huston par le Darren Aronofsky le plus décontracté qu’on ait jamais vu; et il s’agit en gros d’une descente programmée vers le chaos new-yorkais, un rutilant kaléidoscope de gangsters, de chats et de coups foireux. Un calvaire narratif, une danse punk au-dessus de l’East Village. Et contrairement à la filmo d’Aronofsky, pas, mais alors pas cérébral du tout.

     

    Le roman date de 2004 et Aronofsky s’éclate visiblement à ressusciter les codes visuels du New York fin 90’s. Fleuron d’une époque où la gentrification n’avait pas encore dépouillé Manhattan de sa crasse, la ville devient un terrain de jeu nocturne où bars miteux, ruelles puantes et stations de métro se transforment en zones de guerre absurdes. C’est là qu’un ancien phénomène du baseball (Austin Butler, extraordinaire) vit, dans cet écosystème toxique, et il s’apprête à voir le monde s’effondrer autour de lui…

     

    Des rues imbibées de néon aux délires post-punk d’Idles qui saturent la bande sonore, le film est donc un triomphe de style crapoteux. Et en intégrant la première division du divertissement, Aronofsky, prince de l’indie, auteur adulé souvent engoncé dans les références, a décidé de muscler son jeu ludique. Libre d’arpenter les trottoirs comme bon lui semble, il parvient à faire chanter ce cocktail de critique urbaine et de délire scorsesien.

    A mi-parcours, tout part en vrille; toutes les mafias se liguent contre le héros qui n’a rien demandé et son chat devient l’enjeu de toutes les embrouilles. On sent l’évidente jubilation du cinéaste à relâcher une part de contrôle, sa quête joviale de pure bravade, tandis que Matt Smith pulvérise sa guitare sur ses voisins et que l’orgie criminelle continue de plus belle. De fait l’excitation passe beaucoup par les acteurs. Butler transpire d’un charisme à l’ancienne. C’est la version Val Kilmer des années 80 recyclé dans le chaos urbain. Il aimante l’écran avec sa dégaine de loser magnétique. Zoë Kravitz apporte la stabilité nécessaire à ce tourbillon de trahisons, et elle créée avec Butler un couple trash à l’énergie fascinante. Quant à Matt Smith, il livre un numéro de punk déjanté qui justifie à lui seul le déplacement.

    Punk. Le mot est lâché. Le film capture la culture underground new-yorkaise avec une précision documentaire jouissive. La musique d’Idles pousse les séquences d’action à un rythme presque absurde où chaos et riffs post-punk s’entremêlent dans une symbiose parfaite. Ce choix créatif brutal donne au film son identité unique : celle d’un Aronofsky qui recharge ses batteries créatives, se dépouillant de tous ses sermons moraux habituels pour se délecter d’une histoire simple celle d’un homme (et d’un chat) et d’une ville conspirant contre lui.

    L’air de rien, on assiste à une démonstration de style un peu étourdissante jusqu’au générique final. C’est palpitant, drôle, chaotique et bien shooté. Qui, aujourd’hui, ose initier des projets de cette ampleur ? Qui a encore l’audace de miser sur ces gros films arty qui s’amusent sans complexe ? Certes, ce n’est pas le film qui définit le corpus d’Aronofsky, mais c’est celui qui montre un cinéaste prêt à prendre tous les risques. Et parfois, cette insolence créative est la chose la plus excitante qui soit. Dans ce registre, Pris au piège fait bien plaisir à voir.

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