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Pour son nouveau long métrage,
Fatih Akin a filmé pendant
cinq ans l’installation et
l’expansion d’une gigantesque
décharge menaçant l’équilibre
écologique de son berceau
familial et la santé des
populations locales. En résulte
une dénonciation édifiante des
pouvoirs publics turcs qui,
contre vents contraires et marées
nauséabondes, ont laissé se
détériorer la situation. Foisonnant
mais un peu redondant, ce
documentaire à l’habillage cheap
aurait peut-être gagné à être
légèrement raccourci et diffusé
directement à la télévision.
Toutes les critiques de Polluting Paradise
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Le réalisateur est revenu sur la terre de ses grands-parents pour témoigner et on ne peut qu’être pris aux tripes par la lutte inégale de fermiers et de mères de famille pour tenter de retrouver un cadre de vie décent. Fatih Akin filme la campagne turque et ses habitants avec une émotion communicative.
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Akin s’interdit le mauvais lyrisme ou la complaisance dans lesquels d’autres seraient vite tombés.(...) Contrairement à la tendance qui règne dans les films cherchant à « éveiller les consciences », les plans restent sobres, sans spectaculaire ni recherche du choc. Il faut dire que les images parlent d’elles-mêmes.
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Fatih Akin évalue très exactement le cout de la fameuse "rançon du progrès" et le trouve insupportable.
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Ce qui émeut et révolte quiconque regarde ces images, c’est l’inéluctabilité de la catastrophe écologique et humaine. Au début, la décharge n’est qu’un projet. Les villageois récoltent le thé au cœur d’une nature préservée et de paysages somptueux. Puis arrivent les odeurs, la contamination des terres et des eaux, l’aveuglement des responsables et la désolation générale. Un film peut-il lutter contre la pollution ? En tout cas, il peut la dénoncer
Polluting Paradise

