Date de sortie 1 octobre 2025
Durée 119 mn
Réalisé par Diane Kurys
Avec Roschdy ZemMarina FoïsThierry De Peretti
Distributeur Pan Distribution
Année de production 2025
Pays de production France
Genre Biopic

Synopsis

Elle l’aimait plus que tout, il l’aimait plus que toutes les autres. Simone Signoret et Yves Montand étaient le couple le plus célèbre de leur temps.  Hantée par la liaison de son mari avec Marilyn Monroe et meurtrie par toutes celles qui ont suivi, Signoret a toujours refusé le rôle de victime.  Ce qu’ils savaient, c’est qu’ils ne se quitteraient jamais.

Critiques de Moi qui t'aimais

  1. Première
    par Thomas Baurez

    Le faux étant l’ennemi du vrai, Diane Kurys commence son biopic par la salle de maquillage. On y voit ses deux célèbres interprètes Marina Foïs et Roschdy Zem jouer leur propre biopic. Foïs est Foïs, Zem est Zem, jusqu’à ce que le déguisement les dépossède d’eux-mêmes. Voilà bientôt Foïs devenue Signoret et Zem, Montand. Pourquoi cette entrée par les coulisses ? Kurys serait-elle déjà encombrée de ses personnages au point de s’en défaire d’emblée ? Difficile à dire tant la réalisatrice des Enfants du siècle ou de Sagan raccorde ces deux régimes de représentation sans rien attendre en retour. Passons. C’est l’histoire d’un « vieux » couple de cabots qui - injustice suprême - voit Madame porter le fardeau du poids des années - clopes au bec et verre d’alcool à la main - quand Monsieur, éternel enfant sautillant, séduit tout ce qui bouge tout en revenant inévitablement au bercail. Kurys filme ces incessants va-et-vient comme autant de coups portés à la poitrine de la délaissée. Signoret (Foïs impeccable) extra-lucide et suicidaire est une mater dolorosa censée renvoyer les stigmates de sa résignation à la face d’un Montand navrant et envahissant (Zem avé l’accent) De ce face-à-face entre deux monstres désacralisés pourrait naitre un trouble où la pantomime de la vie empêcherait la vérité souterraine des sentiments. Pour cela, il aurait fallu exposer au grand jour Montand et Signoret sans les enfermer des décors- mausolées qui empêchent l’air de rentrer. Car si le titre envisage la mélancolie, le film peine à en révéler autre chose que son masque trompeur. Dommage.