Date de sortie 24 décembre 2025
Durée 174 mn
Réalisé par Sang-il Lee
Avec Ryô Yoshizawa , Soya Kurokawa , Mitsuki Takahata
Distributeur PYRAMIDE DISTRIBUTION
Année de production 2025
Pays de production Japon
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Nagasaki, 1964 - A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas, Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il décide de se consacrer à ce théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux jeunes hommes évoluent côte à côte, de l’école du jeu aux plus belles salles de spectacle, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons... L'un des deux deviendra le plus grand maître japonais de l'art du kabuki.

Infos de la rédaction sur Le Maître du Kabuki

Ce film est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025.

Critiques de Le Maître du Kabuki

  1. Première
    par Gael Golhen

    À première vue, Le Maître du Kabuki pourrait ressembler à une fresque un peu poussiéreuse sur un art figé. Mais Lee Sang-il préfère la tension au formol. Derrière les gestes millimétrés et le rituel du kabuki, il déploie un drame vibrant où l’ascension du fils d’un yakuza adopté par un maître du théâtre se transforme en lutte silencieuse contre l’ordre établi. L’enfant du crime devient prodige de la tradition et de ce paradoxe naît la charge affective du film. La mise en scène conjugue sophistication visuelle et énergie éclatante. Les séquences sur scène, éclairs de couleurs et de précision chorégraphiée, offrent un spectacle littéralement hypnotique. À l’inverse, les coulisses, parfois violentes, révèlent la mécanique d’un monde où beauté et cruauté cohabitent. C’est là que le film trouve sa vraie dynamique : dans les tensions entre héritage sacré, ambitions frustrées et fraternités qui se fissurent. Lee assume une ampleur romanesque sidérante, couvrant un demi-siècle à un rythme accéléré. Certaines ellipses laissent des zones d’ombre, mais cette démesure, loin d’affaiblir l’ensemble, donne au récit un souffle tragique : un mouvement continu, porté par des acteurs dont la retenue n’empêche jamais l’émotion d’affleurer. Le film touche alors quelque chose d’universel : la manière dont un art peut façonner une existence jusqu’à la consumer. En questionnant à la fois le prix de la grâce et le sacrifice nécessaire pour devenir un artiste, Lee Sang-il signe un grand spectacle sensible mais aussi une fable profondément touchante.   

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