Toutes les critiques de Happyend

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    En juillet, on découvrait Neo Sora documentariste avec Ryuichi Sakamoto opus, son beau film consacré à son père compositeur disparu. Et le voici aux commandes de sa première fiction située dans un futur proche au Japon sous la menace d’un séisme ravageur qui rime avec privations de liberté pour protéger les citoyens même malgré eux. Et l’action de cette dystopie se concentre dans un lycée avec une multitude de personnages (que Sora prend le temps de creuser) qui vont pour certains s’accommoder de la situation et pour d’autres se rebeller. Mis en scène avec élégance, Happyend séduit par la manière dont le prisme de l’anticipation lui permet de raconter les dérives de société japonaise, tout particulièrement les tensions que ses dirigeants mettent volontairement sous le tapis (dérives orwelliennes, racisme latent vécu par certains étudiants…) et dont les jeunes générations sont souvent les premières victimes. Un premier opus plus que prometteur.