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À l’exception du père, plus aveugle qu’asocial, les personnages principaux sont tous à côté de la plaque : Diego et Andrea vivent dans une bulle dorée où leurs névroses mijotent en attendant l’explosion, tandis qu’Elisa se force à apprendre par coeur le nom des plantes et les épisodes bibliques pour dialoguer avec ses voisines oisives. Le tout donne une peinture féroce et universelle de la haute société dont le constat – le déterminisme social fait des ravages – est moins intéressant que le traitement. Avec ses grands décors dépouillés, son absence de repères géographiques, ses séquences en boucle (boîte de nuit, mondanités, bronzette), Dioses se rapproche du sulfureux Canine, le côté expérimental en moins.
Toutes les critiques de Dioses
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Dioses repose sur la manifestation du fonctionnement dual de l’univers dans lequel les personnages évoluent : les riches et les pauvres ne se mélangent pas, tout comme on ne peut pas aller mal dans ce monde doré : alors que la richesse aurait pu être synonyme de liberté totale et d’épanouissement car elle offre un plaisir exempt de contraintes matérielles, elle ne se montre que source d’étouffement. En réalité, il n’y a pas d’avenir, juste des illusions déchues. Une musique revient régulièrement, comme une ritournelle, pour marquer le mal qui ronge cette haute société complètement sclérosée. Josué Mendez ne nous montre quasiment pas le décor de ces lieux : les salons où se donnent les réceptions se ressemblent tous. Le cinéaste ne se montre ouvert aux paysages que lorsque le frère s’extrait - enfin - de son milieu, à la découverte de Lima. Sa sortie est une libération, une ouverture sur le monde ; la caméra peut alors se montrer alerte et vive, et signe - peut-être - la libération, tout au moins morale, de ce piètre héros.
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Toute cette fin (le dernier quart d'heure) ne s'imposait pas. On y sent trop, au dernier moment, l'obligation de Mendez de montrer la vie, la générosité et la bonté des pauvres, alors que le sujet de son film n'était pas là.
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Dioses repose sur la manifestation du fonctionnement dual de l’univers dans lequel les personnages évoluent : les riches et les pauvres ne se mélangent pas, tout comme on ne peut pas aller mal dans ce monde doré : alors que la richesse aurait pu être synonyme de liberté totale et d’épanouissement car elle offre un plaisir exempt de contraintes matérielles, elle ne se montre que source d’étouffement. En réalité, il n’y a pas d’avenir, juste des illusions déchues. Une musique revient régulièrement, comme une ritournelle, pour marquer le mal qui ronge cette haute société complètement sclérosée. Josué Mendez ne nous montre quasiment pas le décor de ces lieux : les salons où se donnent les réceptions se ressemblent tous. Le cinéaste ne se montre ouvert aux paysages que lorsque le frère s’extrait - enfin - de son milieu, à la découverte de Lima. Sa sortie est une libération, une ouverture sur le monde ; la caméra peut alors se montrer alerte et vive, et signe - peut-être - la libération, tout au moins morale, de ce piètre héros.
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Le cinéaste déroule le menu des tares et travers de cette classe dominante, empruntant le chemin balisé des enfants sacrifiés. On a une forte sensation de déjà-vu.
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Le réalisateur a voulu transformer ce portrait d'humilié en diptyque figurant toute la société péruvienne. Josué Mendez est parti à la recherche d'une fiction en s'insinuant dans la jeunesse dorée de ce pays où une bonne partie de la population est plus que pauvre.
Cette volonté d'aller à contre-courant des pulsions qui guident la plupart des jeunes cinéastes est louable. Elle est aussi périlleuse, et Josué Mendez ne parvient pas à établir avec sa nouvelle famille l'intimité et l'intensité qui présidaient à ses rapports avec les personnages misérables de Dias de Santiago.


