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Exagération ? Défense de privilèges corporatifs ? L'idée vient évidemment à l'esprit. Elle est pourtant balayée par cette image très forte, pour ne pas dire bouleversante, que celle de ces hommes formés par et dévoués au service public qui avouent aujourd'hui n'avoir plus le goût de leur métier.
Si besoin était, certaines grandes voix ajoutent à ce film des témoignages saisissants. Celle du résistant Raymond Aubrac, qui rappelle à quel point la mission de service public est liée aux idéaux humanistes de la résistance.
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Bien qu’un poil scolaire (pour l’aspect historique) et éparpillé (les témoignages sont nombreux donc trop courts), le film passionne en établissant des constats et des pistes de réflexion qui dépassent le réseau ferroviaire et résonnent inévitablement avec un champ professionnel bien plus vaste.
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Filmer ces acteurs du rail aujourd'hui, menacés par la rentabilité maximale, c'est prendre le pouls d'un service public en danger. Mais, entre chronique d'une profession et manifeste politique, les cinéastes hésitent et peinent parfois à concilier les deux.
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Un documentaire intéressant qui permet de mieux connaître et mieux comprendre le métier de cheminot, au-delà des clichés et autres idées reçues.
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S'appuyant essentiellement sur la parole des cheminots, le film capte un moment charnière dans la vie de l'entreprise : l'ouverture de la SNCF à la concurrence. D'où la peur palpable, des jeunes comme des vieux, de voir l'impératif de rentabilité prendre le pas sur l'exigence de sécurité. Ce passionnant documentaire est recommandé aux habitués du détestable amalgame « grévistes = preneurs d'otages ».
Cheminots

