Nom de naissance Romy Schneider
Naissance
Vienna, Austria
Décès
Genre Femme
Profession(s) Interprète
Avis

Biographie

Elle est l'exemple parfait et rare de l'actrice ayant forgé son propre destin, passant, à force d'énergie et de conscience professionnelle, du statut de produit manufacturé et impersonnel à celui de star.Née de parents comédiens de théâtre et de cinéma (sa mère, Magda Schneider, fut notamment la vedette de Liebelei de Max Ophuls, 1933), elle paraît à l'écran en 1953 dans les Lilas blancs (Hans Deppe, 1953), et reste cantonnée, sept ans durant, dans des rôles d'impératrice chamarrée et capricieuse (Sissi, Victoria...), de favorite romantique (Katia) ou d'ingénue perverse (Éva), parfaitement insipides. C'est à peine si l'on sauvera Monpti, un mélodrame acide d'Helmut Käutner. Le fond est atteint avec Christine (1958), affligeant remake de Liebelei, dont le seul intérêt est de lui faire rencontrer Alain Delon, un partenaire qui aura sur elle une influence décisive. Leur idylle sera brève, assez tapageuse, mais en fin de compte profitable à la « petite fiancée de l'Europe ». En 1961, ils jouent ensemble au théâtre, à Paris, Dommage qu'elle soit une putain, sous la direction de Luchino Visconti. La même année, celui-ci emploie Romy dans un sketch de Boccace 70 : un rôle qui la sort des conventions de l'opérette et la pare d'un érotisme ambigu, profondément moderne. Elle affinera ce registre dans le Procès (O. Welles, 1962), l'Enfer (H.-G. Clouzot, film malheureusement inachevé) et la Piscine (J. Deray, 1968, où elle retrouve Alain Delon). Un pas de plus est franchi grâce à Claude Sautet : des Choses de la vie à Max et les ferrailleurs et de César et Rosalie à Une histoire simple, elle exprime, avec un courage tranquille lié à une bouleversante vulnérabilité, la difficulté d'être femme dans un environnement de petits drames quotidiens et de chipotages bourgeois. Elle met le même accent, d'un vibrato suraigu, assez froid, dans des films signés Pierre Granier-Deferre (le Train), Michel Deville (le Mouton enragé), à nouveau Visconti (le Crépuscule des dieux), Andrzej Zulawski (le tumultueux L'important c'est d'aimer) ou Bertrand Tavernier (la Mort en direct), vivant chaque fois une « histoire d'amour professionnelle » avec ses metteurs en scène. Quoi d'étonnant à ce qu'elle ait fini par se brûler les ailes à ce jeu dangereux ? Une grave opération, puis la mort affreuse de son premier fils ont été les épisodes déterminants qui, sans doute, la conduisirent à se donner la mort, une nuit de mai.C'était, comme le dit Claude Sautet, une actrice qui « dépassait le quotidien ». Peu auront franchi aussi vite qu'elle les étapes qui mènent du vaudeville à la tragédie. Pour certains, elle a l'aura d'une Louise Brooks, d'une Marlene Dietrich, d'une Lucia Bosè...

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Lilas Blancs Acteur FORSTER Evchen
2015 Wenn Der Weisse Flieder Wieder Blüht Acteur Evchen Forster
2015 Monpti Acteur JOUVIN Anne-Claire
2015 La belle et l'empereur Acteur Fanny
2015 Mam'Zelle Cricri Acteur Christine Hübner

Dernières News

Jacques Dutronc, gentleman acteur : il revient sur ses films

Kinski, Godard, Adjani, Piccoli, Marielle... Jacques Dutronc s'est frotté à de grands cactus du cinéma.

César et Rosalie, un classique à voir et à revoir

"Pour l'éternité, il faudra la voix de Michel Piccoli pour réunir César et Rosalie...", selon Laurent Lafitte.

Jane Birkin et le cinéma : de Blow-up à Don Juan 73

Fin 2021, elle nous avait reçus chez elle, à l’occasion du documentaire Jane par Charlotte, pour évoquer son parcours. Hommage en trois parties où il est ici question d’Antonioni, Gainsbourg, Delon, Romy Schneider et Bardot.

Pourquoi faut-il voir Les choses de la vie

5 raisons de (re)découvrir Les choses de la vie de Claude Sautet avec Romy Schneider, ce soir sur C8.

Stars associées