En coulisses, Disney reproche à l’actrice d’avoir plombé la promo du film avec ses commentaires politiques.
Le remake en prises de vues réelles de Blanche Neige a loupé son démarrage. 88 millions de dollars de recettes dans le monde, c’est trop peu pour un blockbuster qui aurait coûté près de 270 millions. Du côté de chez Disney, forcément, on cherche les raisons de cet échec. Les raisons, ou plutôt la coupable…
Variety a publié un rapport détaillé sur le drama qui s’est dessiné en coulisses ces derniers mois et serait la cause du flop annoncé du nouveau Blanche Neige. Rachel Zegler y est présentée comme le bouc émissaire. En cause, ses prises de paroles sur les réseaux sociaux. Notamment son "free Palestine" posté en août 2024 après un tweet célébrant les chiffres du premier teaser du film.
Disney n’a guère apprécié que Zegler perturbe la promo d’une telle super production avec un message politique. Et Marc Platt, le producteur du film, est allé lui en parler en tête à tête. Mais l’actrice, qui s’était déjà chauffée avec le studio pendant la campagne des Oscars de West Side Story, n’a rien voulu savoir. Elle n’a pas effacé le post, toujours en ligne à l’heure où nous écrivons. Et Disney aurait renforcé la sécurité autour de sa partenaire de jeu, l’actrice israélienne Gal Gadot qui joue la Reine, après des menaces de mort.
and always remember, free palestine.
— rachel zegler (she/her/hers) (@rachelzegler) August 12, 2024
Quelques mois plus tard, Rachel Zegler crispait encore Disney avec son "fuck Donald Trump" lâché après l’élection du président des Etats-Unis, assorti d’un message pour ses électeurs. Soit la moitié de l’audience potentielle de Blanche Neige, dans l’esprit de Disney, qui lui a alors collé un gourou des réseaux sociaux dans les pattes pour contrôler ses posts jusqu’à la sortie du film. Cette fois, elle s’est excusée.

Selon Variety, l’erreur de Disney aurait été de ne pas avoir recadré l’actrice dès son premier "dérapage", en 2023, lors d’une interview accordée en marge du D23 où elle avait critiqué le Blanche Neige original : "Le film d’animation est sorti en 1937 et ça se voit. Elle tombe amoureuses d’un type qui la stalke. Bizarre ! Donc on n’a pas fait ça ce coup-ci". "La première fois qu’elle l’a ouverte, il aurait fallu tuer ça dans l’oeuf", estime un agent cité par le média américain.
On ne peut s’empêcher de noter que cet article est quand même très à charge contre Rachel Zegler. Il omet totalement que le film a été rejeté par une partie du public depuis le début, et que Zegler a fait l’objet d’attaques racistes dès l’annonce de son casting. Les premières photos volées sur le tournage, et le choix d’avoir des "nains" (officiellement des créatures magiques dans le film) en numérique, avaient également été vivement critiqués.
Si le Blanche Neige de 2025 est trop "woke" pour une frange des spectateurs, est-ce la faute de Rachel Zegler ? Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes prennent sa défense, estimant qu’elle est au contraire une des rares réussites du film.
Autre question : Rachel Zegler risque-t-elle d’être black listée à Hollywood, comme Melissa Barrera, qui ne joue que dans des films indés depuis son éviction de la franchise Scream pour des propos similaires ? Cette dernière a en tout cas soutenu sa collègue après la publication de l’article de Variety : "Ça l’a rend super cool et pleine d’intégrité".
Actress Melissa Barrera shows support to Rachel with Instagram post she shared on her stories: pic.twitter.com/vIo8dfhGtk
— Rachel Zegler Source (@ZeglerSource) March 26, 2025
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