Destination finale: Bloodlines de Zach Lipovsky et Adam B. Stein
Warner

Garantie sans monstre et sans ironie, le reboot de la saga la plus fun de l’horreur US est une vraie réussite.

Quatorze ans après une « mort » prématurée, la franchise la plus ludique d'Hollywood ressuscite. Bonne nouvelle, Destination Finale: Bloodlines transcende sa formule en renouvelant ses mécanismes et embrasse pleinement sa nature récréative. Tout commence… dans le passé. Dans les 60s, le jour de l’inauguration d’une tour très moderne, une jeune femme frappée d’une prémonition va empêcher LA catastrophe. Flashforward. Des années plus tard, la fille de cette femme est à son tour assaillie d’étranges cauchemars. Seule sa mère (recluse) peut lui expliquer la signification de ces rêves et surtout lui faire comprendre qu’elles ne sont désormais plus que deux à pouvoir sauver la famille… Lipovsky et Stein, réalisateur du malin Freaks (2013), ont parfaitement compris l'essence de la saga : le meilleur antagoniste au fond est invisible.

Là où d'autres franchises s'épuisent à réinventer laborieusement leur monstre ou à surligner des messages, Destination Finale a toujours tout misé sur son pitch simplissime (et B) et sur la Mort elle-même – omnisciente et perversement créative. Ici, c’est un festival. Un rayon de soleil qui frappe une plaque de métal ? Une alliance ou un piercing ? Un ventilateur ? Chaque objet quotidien devient potentiellement mortel. Mais cela ne serait rien sans une mise en scène inventive, à l’exécution franche, et à la ligne pure, débarrassée de la moindre ironie. En jouant finement entre tension, effroi premier degré et humour noir, Bloodlines s’impose comme la belle réussite horreur de ce début 2025.

De Zach Lipovsky et Adam B. Stein Avec Kaitlyn Santa Juana, Brec Bassinger, Tony Todd… Durée 1h49. Sortie le 14 mai 2025