Prince of Persia
Walt Disney Pictures

Le film d'action revient à 21h05 sur W9.

Le Prince de Perse investit ce soir les écrans de télévision avec la diffusion dPrince of Persia : les Sables du temps, l'adaptation par Mike Newell du jeu du même nom sorti en 2003. Sous les traits de Jake Gyllenhaal, l'un des personnages les plus célèbres du jeu vidéo faisait découvrir au grand public non-gamer son don pour les acrobaties les plus spectaculaires mais aussi pour jouer avec le cours du temps.

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Nées de l'imagination du programmeur et scénariste Jordan Mechner en 1989, les aventures de Prince of Persia avaient bercé tout une génération de joueurs par ses animations et ses cinématiques de pointe pour l'époque, marquée par l'amour du créateur pour le septième art. La saga avait connu dans les années 2000 un revival spectaculaire grâce au studio français Ubisoft qui en avait fait une des franchises phares des jeux d'action de la décennie. C'est donc tout naturellement que s'est opérée la transition au cinéma, qui a eu lieu en 2010 sous l'impulsion de Jerry Bruckheimer. Le producteur superstar avait acquis dès 2004 les droits de l'adaptation de la franchise au cinéma, offrant par ailleurs à Mechner le poste de scénariste du film. Sous son impulsion, des personnages sont inventés ou modifiés (la princesse Farah devient Tamina notamment), et le film incorpore des éléments des deux suites des Sables du Temps (L'Âme du guerrier et Les Deux Royaumes) pour en tirer une aventure plus cinématographique.

Spécialiste des préparations spectaculaires pour ses rôles (souvenez-vous de Night Call et La Rage au ventre), Jake Gyllenhaal s'est entraîné pendant plus de six mois à raison de deux sessions de sport par jour, y compris pour apprendre le maniement de l'épée et de la dague du Prince. Le film connut cependant un développement un peu chaotique, entravé par la grève des scénaristes à Hollywood de 2007-2008 et des soucis de calendrier (le film devait à l'origine sortir une semaine avant Transformers 2). Accueilli assez fraîchement par la critique et par les fans, Prince of Persia : les Sables du Temps connaîtra un succès modéré en salles (particulièrement dans son pays d'origine, où il fut un vrai échec) qui en fera tout de même le plus gros succès au cinéma pour un film adapté d'un jeu vidéo avec 330 millions de dollars de recettes (il a depuis cependant été rattrapé par Warcraft). Insuffisant pour mettre en chantier les suites éventuellement envisagées par Bruckheimer.

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La critique de Première : "Le film tient tous ses engagements inflationnistes, au détriment du reste. Auberge espagnole transformée en foutoir parfaitement agencé, l’opus file à toute vitesse sur la voie tracée par son modèle lucratif, le célèbre jeu vidéo qui nous trimballait déjà dans des aventures échevelées. Prince of Persia, le film, passe en un plan d’une course-poursuite affolante à une séquence de comédie pour revenir à un duel éclaboussant en images de synthèse... Grâce à une composition musclée qui devrait lui permettre d’être enfin pris au sérieux par le royaume de l’entertainment hollywoodien, Jake Gyllenhaal campe un prince bluffant. Abdos en avant et oeillade avenante, il incarne un personnage malin et séducteur qui n’est pas sans rappeler l’Aladdin de Disney. Certes, l’aventure à laquelle il est confronté ne présente qu’un intérêt relatif – une vague intrigue parricide, un sablier qui permet de contrôler le temps, une love story conventionnelle –, et si l’on ajoute que la mise en scène n’est pas toujours à la hauteur (ah !, les ralentis...), on risque d’être un peu déçus. Pourtant, dans l’ensemble, la recette Bruckheimer fonctionne. Les montagnes russes narratives, la volonté permanente d’en faire toujours plus et le ton proche du cartoon garantissent le spectacle. C’était bien le but, non ?"

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