Baby Boss
Twentieth Century Fox France/The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
Baby Boss
Dreamworks
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The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
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The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
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The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
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Twentieth Century Fox France
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The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
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Twentieth Century Fox France
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The Art of The Boss Baby édité par Pocket Books
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A Annecy, en 2016, le réalisateur Tom McGrath présentait les premières images de son film et expliquait pourquoi il voulait de revenir à une forme de simplicité. 

Mise à jour du 4 avril 2020 : La première chaîne dévoilera ce week-end Baby Boss, un film d'animation rigolo comme tout de Dreamworks, distribué par la Fox. En 2016, son réalisateur, Tom McGrath, avait répondu à l'invitation du festival international de l'animation d'Annecy pour évoquer le projet, alors en pleine création (il est sorti au cinéma au printemps 2017). Il dévoilait à l'époque quelques concept arts, que l'on repartage ici : si vous voulez en savoir plus, ils ont été publiés dans le livre The Art of The Boss Baby, publié par Pocket Books.

Bande-annonce de Baby Boss :

 

Actualité du 17 juin 2016 : Dans une salle d’Annecy survoltée par la présence surprise de Guillermo Del Toro, Tom McGrath fait un constat : l’animation 3D est arrivée à un tel niveau de sophistication qu’il est désormais possible de reproduire par ordinateur les techniques de dessin à la main des productions d’antan. Venu présenter en exclusivité mondiale les premières images de son long-métrage The Boss Baby, le réalisateur confie au public : « C’est le premier film où je peux donner vie à des choses que la 2D permettait d’animer il y a 60 ans. Un art perdu revenu à la mode ». 

McGrath le prouve avec des séquences visuellement folles, sorties de l’imagination de Tim, un gamin de sept ans qui vient d’hériter d’un petit frère dont l’arrivée l’embarrasse. Juxtaposées aux aux scènes animées de façon plus classique, l’effet est saisissant. On pense à Tex Avery qui aurait digéré du Disney de la grande époque, recrachant le tout avec un minimalisme chirurgical. « On dirait que c’est de la 2D mais c’est bien de la 3D, simplement la technologie nous permet d’aplatir les éléments », précise-t-il à Première

C’est en travaillant sur Megamind que le cinéaste a l’épiphanie. L’informatique lui permet d’arriver à « un niveau de détails aberrant. On pouvait même commencer à voir les vaisseaux sanguins sur la peau des personnages. Trop c’est trop. Le vrai monde est tout autour de nous, à quoi ça sert d’essayer de l’imiter ? Paradoxalement, il faut retourner aux racines de l’animation pour aller de l’avant ».  

Baby Boss
Dreamworks

 

« Less is more »

La tentation du cartoonesque ne date pas de The Boss Baby. Tom McGrath l’a expérimenté avec brio sur les trois premiers Madagascar, mais le rendu n’était pas encore à la hauteur de ses espérances. « J’ai voulu pousser le curseur un peu loin parfois. Le danger, c’est de sortir du design du personnage et de changer totalement sa nature », explique ce passionné, qui échange à longueur de journée sur l’animation avec son pote Guillermo Del Toro. 

Malgré une enfance passée à se nourrir de dessins animés de Bugs Bunny et de films de Blake Edwards (« La Panthère rose a toujours été une grande influence ») et John Landis (« C’est parfois débile mais les personnages sont si bien écrits qu’on y croit »), Tom McGrath n’arrive pas à s’enlever de la tête les grands classiques Disney : « Regardez la séquence d’ouverture de La Belle et le Clochard. Bleu, blanc, noir. C’est parfait, presque impressionniste. Aujourd’hui, on peut retrouver ce style, sans pour autant blinder le décor de détails. Less is more ». 

« La meilleure scène de comédie est une tragédie pour les personnages »

Mais The Boss Baby n’est pas (qu’)une jolie peinture. Le scénario est si délirant que la comédie s’impose dans pratiquement toutes les scènes. L’histoire d’une entreprise dirigée par des bébés qui se comportent comme des adultes, et envoient un émissaire chez nous - le fameux Boss Baby  doublé par Alec Baldwin - pour enquêter sur la façon dont les chiots s’approprient une bonne partie de l’amour des humains. « On voulait que le môme porte des crayons à sa bouche comme des cigares, mais ça n’a pas été accepté », se marre le réalisateur, pour qui « la meilleure scène de comédie est une tragédie pour les personnages. Il faut qu’elle soit utilisée pour désamorcer la situation dramatique qui se cache derrière. L’émotion naît là. Comme le dit si bien Quentin Tarantino, c’est super de faire rire le public, et puis d’arrêter d’un coup ».

Et de mettre un petit taquet à Comme Des Bêtes, présenté la veille au Festival d’Annecy. « C’était assez moyen. On n’a jamais le temps de respirer, comme s’il fallait toujours aller plus loin sous peine de perdre les gens. J’aurais préféré quelque chose avec plus de fond, plus incisif ». Chris Renaud et Yaroow Cheney apprécieront.

François Léger

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