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(...) combien de temps faudra-t-il à l'espèce humaine pour disparaitre de la surface de la terre ? C'est un peu l'équation que pose le documentaire foutraque, réalisé façon Michael Moore du pauvre. Mais il s'en dégage un tel mélange de hargne alarmiste, de déductions paranoïaques et d'arguments inattaquables que le scepticisme, face à l'agressivité manipulatrice de la démarche du réalisateur, vire à une inquiétude dont la toxicité égale presque celle des produits dénoncés.
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Warner Boote, le réalisateur du documentaire Plastic Planet, débarque avec sa caméra et ses déclarations alarmistes sur notre dépendance au plastique.
Ses arguments scientifiques sont inattaquables (et le retrait du bisphénol A dans les biberons nous l’a récemment prouvé) : le plastique peut être nocif.
Grâce à certaines bonnes idées de mise en scène (faire sortir de nos habitations tout ce qui contient du plastique), le docu s’avère instructif. Ce qu’on peut regretter, c’est le côté Michael Moore qui ne s’assume pas. Se mettre en scène est un exercice difficile. Moins provocateur, parfois moins rentre-dedans et également moins drôle que le croisé canadien, il lui manque un petit truc pour passer du « documentaire instructif » au « documentaire choc ». Dommage.
Toutes les critiques de Plastic Planet
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Beaucoup d’agitation, un peu d’humour, pas mal de mise en scène. Cela étant sans doute censé rendre le discours moins didactique. Car au-delà du show, il y a une véritable réflexion scientifique (…) Comme quoi les mentalités ont bien changé depuis qu’Alain Resnais tournait le Chant Du Styrène…
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C’est un pacte faustien que ce documentaire scanne avec une froide ironie : la dépendance du monde moderne au plastique et ses innombrables effets pervers, dont la pollution écologique n’est que la partie émergée de l’iceberg. De l’intoxication des consommateurs (soit l’humanité toute entière, merci la mondialisation) à l’omnipotence des industries pétrolières qui fabriquent cette matière mutante dans une totale opacité, l’enquête, menée par un dérivé autrichien de Michael Moore, dresse un état des lieux terrifiant de notre mode de vie. On se croirait dans un film de David Cronenberg, sauf qu’ici, tout est vrai.
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Ce documentaire a à peu près les mêmes propriétés que la matière qu’il tente d’éliminer : il s’installe à peu près partout. Il est impossible de le repousser. (…) Warner Boote nous assène que, plutôt que des enfants de la télé, de l’informatique ou du net, nous sommes des enfants du plastique. (…) Il y a un peu d’humour dans Plastic Planet. Et beaucoup de motivations à être pessimiste.
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Visiblement poussé par cette culpabilité familiale, il (Werner Boote) nous livre aujourd'hui, après huit ans d'enquête, un documentaire qui tient davantage du film d'horreur que du cinéma direct. (…) Il n'est toutefois pas exclu, quand bien même le dossier nous alarme, qu'on trouve une raison de résister à la tentation apocalyptique de Plastic Planet, qui finit à la longue par se retourner contre le film.
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A force d'enfoncer des portes ouvertes, Boote tourne en rond tel un chien courant après sa queue et n'apporte qu'une vision arrogante sur son enquête
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Werner Boot, en sous-Michael Moore, semble se placer au-dessus de la mêlée, n'hésitant pas à instrumentaliser ses interlocuteurs.
Plastic Planet

