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Nul ne guérit jamais de son enfance, chantait Ferrat. Et rien ne saurait illustrer mieux ce premier long de Luna Carmoon qui s’inscrit dans les pas de ses compatriotes Charlotte Wells (Aftersun) et Charlotte Regan (Scrapper) qui, comme elle, ont mise en scène des petites filles aux prises avec des parents peu fiables. Sa Maria a grandi dans le Londres des années 80 avec une mère aimante mais souffrant d’un syndrome qui la fait entasser dans leur appartement des monceaux de détritus collectés dans les rues. Une enfance traumatisante mais enfouie dans un coin de sa ma mémoire jusqu’à ses 18 ans où débarque dans sa famille d’accueil, un trentenaire, ex enfant placé, qui va tout faire remonter à la surface. Ce pitch peut avoir un air de déjà vu mais outre la composition saisissante de Saura Lightfoot- Leon, c’est par sa mise en scène sensorielle créant une réalité altérée venant brouiller le réalisme des situations que Luna Carmoon épate. Un film fort sur la résilience.
Crasse 

