Toutes les critiques de Nobody 2

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    C’est en 2021 qu’on a fait la connaissance d’Hutch Mansell, monsieur tout-le-monde perdu dans le triptyque métro-boulot-dodo et vu comme un loser par sa famille avant qu’une tentative de cambriolage ne le fasse vriller et réveille en lui des instincts violents et des compétences létales insoupçonnées. Un divertissement efficace – bien que tirant à la ligne - grâce à Bob Odenkirk (Better Call Saul) génial dans un contre- emploi à la Jason Statham.

    60 millions de recettes mondiales plus tard (pour un budget de 16), Nobody connaît donc une suite où la patte John Wick se renforce à la production (Chad Stahelski y a rejoint David Leitch), où le réalisateur change (Timo Tjahjanto à la place d’Ilia Naïchouller) et où ils se sont cette fois- ci mis à quatre au scénario (Bob Odenkirk lui- même, Aaron Rabin et Ulmair Aleem rejoignant Derek Koslstad… un des créateurs de la franchise John Wick). On y retrouve Hutch qui, quatre ans après sa malencontreuse altercation avec la mafia russe, doit toujours 30 millions de dollars à la redoutable organisation qu’il tente de rembourser en enchainant les contrats d’une liste de criminels à abattre. Quelque peu surmené, il part en vacances, à la demande de sa femme, avec toute sa famille (ses enfants, son père) dans un parc d’attraction de l’Arkansas, où il avait ses habitudes gamin. Et où évidemment rien ne va se passer comme prévu, convoquant ses qualités en bourre- pifs et maniements de flingue. Et on a beau chercher, on peine à comprendre pourquoi il a fallu quatre scénaristes pour trousser une intrigue aussi convenue aux rebondissements attendus et incapables d’apporter une quelconque originalité par rapport au premier volet. Evidemment, la mise en scène des bastons et des fusillades à gogo se révèle d’une indéniable efficacité. Evidemment Bob Odenkirk est une fois encore irrésistible et la nouvelle venue de la bande, Sharon Stone, s’en donne à cœur joie dans le rôle de la Méchante qui ne connaît aucune limite pour faire régner la terreur. Mais cela  ne suffit à faire de cette suite autre chose qu’un copier- coller un peu fainéant du premier Nobody.