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Honnêtement, le début de ce documentaire situé à Cuba fait un peu bailler d'ennui : justement, la caméra traîne avec deux gamins qui jouent et se chamaillent entre deux terrains vagues, sans autre but que de faire passer l'enfance. Et puis, peu à peu, au fil de sa caméra tour à tour intimiste et aérienne (les plans de la ville comme une zone de fin des temps), Baracoa prend une autre dimension : celle d'une étude de la construction de l'identité virile, à travers ces jeunes qui glandent ensemble et se bagarrent, et surtout se traitent de maricones (« pédés ») au moindre signe de faiblesse et de passivité. L'épilogue est, selon votre degré de foi en l'humanité en ce moment, joliment porteur d'espoir ou radicalement pessimiste.
Baracoa

