Date de sortie 19 décembre 2018
Durée 110 mn
Réalisé par Isabel Coixet
Avec Emily Mortimer , Bill Nighy , Patricia Clarkson
Scénariste(s) Isabel Coixet
Distributeur Septième Factory
Année de production 2017
Pays de production Grande-Bretagne, Espagne
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

En 1959 à Hardborough, une bourgade du nord de l’Angleterre, Florence Green, décide de racheter The Old House, une bâtisse désaffectée pour y ouvrir sa librairie. Lorsqu’elle se met à vendre le sulfureux roman de Nabokov, Lolita, la communauté sort de sa torpeur et manifeste une férocité insoupçonnée.

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Septième Factory / A Contracorriente Films / Diagonal TV / Zephyr Films / One Two Films
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The Bookshop, affiche

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Bill Nighy (Edmund Brundish)

Bill Nighy (Edmund Brundish)

Emily Mortimer (Florence Green)

Emily Mortimer (Florence Green)

Emily Mortimer (Florence Green), Patricia Clarkson (Violet Gamart)

Emily Mortimer (Florence Green), Patricia Clarkson (Violet Gamart)

Casting de The Bookshop

Emily Mortimer
Florence Green
Bill Nighy
Edmund Brundish

Critiques de The Bookshop

  1. Première
    par Perrine Quennesson

    À Hardborough, à la fin des années 1950, Florence Green, une veuve de guerre, ouvre, non sans peine, une librairie dans la plus vieille demeure de la bourgade. Les notables n’apprécient guère le vent de nouveauté qu’elle fait souffler. C’est cependant la mise en vente du Lolita de Nabokov qui les fera définitivement sortir de leurs gonds. Mais tout doucement, sous cape. Car le film d’Isabel Coixet, adapté du roman de Penelope Fitzgerald, préfère jouer sa partition en sourdine. Il privilégie les sous-entendus, les non-dits et les sourires éteints. Pas grand-chose ne se passe dans cette ville, et non plus dans ce film. Et pourtant. Sous la surface bouillonne une vraie force mélancolique. Le film s’enivre de la poésie du « tout ce qui n’aura jamais lieu », qu’il s’agisse ici d’un amour disparu, d’un destin impossible ou encore d’une vocation refrénée. The Bookshopvaut pour son ambiance de bord de mer du Nord de l’Angleterre, à la fois froide, émouvante et corrosive, comme la société qu’il décrit, celle de l’après-guerre, traumatisée, entre tradition bien ancrée et volonté de changement frémissante, coincée dans un statu quo morne où la manipulation l’emporte sur la confrontation. Mais c’est aussi une ode à l’amour de la lecture et à la capacité des livres à anticiper la marche du monde, comme le Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, célébré dans le film, et préfigurant la fin de manière inattendue.