L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
capture d'écran YouTube

L’emblématique directeur de la photographie a confié qu’il existait deux versions longues de ce western crépusculaire devenu culte porté par Brad Pitt et Casey Affleck.

Flop commercial à sa sortie en 2007, L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, western aux allures de chant du cygne signé Andrew Dominik, a depuis acquit un petit statut de film culte au fil des années. Casey Affleck en disciple taciturne, Brad Pitt en hors-la-loi vampirique, tension homo-érotique entre les deux cowboys et mélancolie ténébreuse planant sur leurs errances existentielles portées par la musique atmosphérique de Nick Cave et Warren Ellis… L’Assassinat de Jesse James cassait les codes du genre.

Pas étonnant que sa base de fans, passionnés, obsédés et acharnés, en demande toujours plus. Si l’on savait déjà que plusieurs versions longues existaient, vues par seulement une poignée de chanceux, Roger Deakins, son directeur de la photographie, confirme leur existence en faisant part à Collider de son envie de les voir. "J’aimerais beaucoup voir la version longue. (...) Mais je ne pense pas que ça arrivera car lorsque j’en ai parlé à Andrew [Dominik], il semblait plutôt satisfait de la version cinéma. Je me souviens que le premier montage que j’ai vu durait 3h15, c’était assez remarquable. Il existe aussi une version de 4 heures (...)"

Selon le média américain, Deakins aimerait voir L’Assassinat de Jesse James intégrer la prestigieuse collection Criterion même si selon lui ce n’est pas à l’ordre du jour : "Je ne pense pas que Criterion soit intéressé par le film. Il n’a pas l’air d’être assez significatif pour eux." Le directeur de la photographie est également revenu sur un souvenir lié au film : "Il y avait ce type vraiment adorable, un étudiant en cinéma, qui a organisé un événement autour de Jesse James, l’année dernière ou il y a deux ans. Jesse James est son film préféré. Il l'avait fait projeter sur pas mal d’écrans, dans plusieurs cinémathèques, ce genre de truc." Roger Deakins, l’air déçu, en rajoute une couche : "Il avait essayé d’approcher Criterion mais ils n’avaient pas du tout été emballés."

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