Toutes les critiques de L'Artiste et son modèle

Les critiques de Première

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Aller voir un film pour de mauvaises raisons (reluquer une actrice dans le plus simple appareil, par exemple) peut parfois déboucher sur une divine surprise. Ce fut le cas, en son temps, avec La Belle Noiseuse, de Jacques Rivette, étroitement lié sur le plan narratif à cet Artiste et son modèle, dans lequel une inconnue revêche mais accorte débarque dans la vie d’un artiste et de sa femme, qui fut autrefois sa muse. La ressemblance s’arrête là, car si l’on prend plaisir à observer les formes d’Aida Folch, aussi libre que l’était Emmanuelle Béart, on est moins impressionnés par le traitement figé et illustratif de Trueba (le noir et blanc renforce le côté « taxidermiste » du film), à des années-lumière de celui, vivant et ambigu, de Rivette. On a alors l’impression d’assister à un court magistral sur l’art (bien fichu au demeurant et traversé de jolis moments) plutôt qu’à une réflexion sur le processus créatif, sur la beauté et la morbidité du geste artistique.

Les critiques de la Presse

  1. Evene
    par Jean-Christophe Ferrari

    Tout, ici, est empreint de délicatesse : la merveilleuse interprétation des deux comédiens principaux (d’autant plus émouvante que Rochefort semble livrer ici son testament de comédien), le noir et blanc tamisé du directeur de la photographie Daniel Vilar, les dialogues. Et puis, surtout, la façon dont la mise en scène fait dialoguer la ténacité du travail artistique et l’obstination de la nature à durer. Le film est dédié au frère du réalisateur, décédé en 1996, qui était sculpteur. Un film précieux.

  2. Positif
    par Floreal Peleato

    ["L'artiste et son modèle"] doit son équilibre au traitement du son respectueux du rythme et de l'harmonie de chaque scène.

  3. Nouvel Obs
    par Marie-Elisabeth Rouchy

    Tourné dans un noir et blanc sublime, d’une sensualité folle, le dernier film de Fernando Trueba réussit à rendre l’indicible : l’exubérance de la nature, toujours plus forte que les guerres, la délicate fragilité du temps qui passe, et de celui, nécessaire et plus subtil encore, pour capter ces morceaux d’instantané, le caractère indispensable de l’art et l’art de la transmission.

  4. Le Canard Enchainé
    par La rédaction du canard enchaîné

    Dans un noir et blanc superbe, sans musique, ce film en français traite un thème proche du récent "Renoir". Mais sans la force des propos sur l'art du peintre bien réel Auguste Renoir. L'artiste imaginaire ici dépeint a quelques chose d'académique, incarné par un Jean Rochefort en retrait. En modèle, la jeune Aida Folch lui damerait presque le pion.

  5. Le JDD
    par Danielle Attali

    Un bel hommage en noir et blanc, troublant de poésie, aux contrastes fait d’ombre et de lumière, qui parle de la « nécessité» de l’art. Dans la peau de Marc Cros, l‘immense Jean Rochefort, fier, fort, entêté, apporte toute son intelligence et sa finesse à ce sculpteur retiré du monde qui va réaliser là son œuvre ultime.

  6. Toutlecine.com
    par Camille Esnault

    Avec L'Artiste et son modèle, Fernando Trueba réalise un film en noir et blanc qui s'avère pourtant riche en couleurs. En effet, le réalisateur y déploie une palette d'émotions aussi impressionnantes que variées. Le métrage résonne aussi comme une invitation à la réflexion, des sujets tels que la mort, la vie, le temps qui passe peuvent trouver leur place dans cette fresque de sentiments.

  7. 20 Minutes
    par Caroline Vié

    Un film fragile et paisiblement beau (...) reposant comme une visite au musée où l'on pourrait apprécier les oeuvres sans se faire bousculer.

  8. Le Figaro
    par Emmanuele Frois

    Dans cette oeuvre émouvante et audacieuse, il est autant question de la création artistique, de la relation entre un artiste et son modèle que d'une réflexion sur la vie et la mort. Par sa présence et son jeu inspiré, Jean Rochefort apporte ce supplément d'âme à ce vieil artiste qui va retrouver un second souffle et façonner son chef-d'oeuvre ultime.

  9. La Croix
    par Jean-Claude Raspiengeas

    Investi avec intensité, Jean Rochefort interprète ce personnage, qui cherche à figer la vie pour lui offrir sa part d’éternité, avec la gravité inquiète de l’artiste en quête de perfection. En la regardant, en la dessinant, en la sculptant jusqu’au vertige, cette troublante beauté féminine (Aida Folch) l’emmène doucement sur le seuil des deuils ultimes.

  10. Le Parisien
    par Pierre Vavasseur

    Il y a une œuvre d’art dans ce film : c’est ce noir et blanc sans cesse caressé de soleil comme l’est le corps de la jeune Aida Folch.

  11. Time Out
    par Alexandre Prouvèze

    Pour paraphraser l’une de ses répliques, on pourrait dire que c’est une œuvre d'un romantisme comme on n’en fait plus. Et qui n’en est, finalement, que plus précieuse.

  12. Toutlecine.com
    par Anne-Laure Thirion

    Avec L'Artiste et son modèle, Fernando Trueba réalise un film en noir et blanc qui s'avère pourtant riche en couleurs. En effet, le réalisateur y déploie une palette d'émotions aussi impressionnantes que variées. Le métrage résonne aussi comme une invitation à la réflexion, des sujets tels que la mort, la vie, le temps qui passe peuvent trouver leur place dans cette fresque de sentiments.

  13. Le Monde
    par Sandrine Marques

    Inspiré d'une histoire vraie, ce long-métrage raconte l'histoire d'un sculpteur (Jean Rochefort) qui renaît à l'art autant qu'à la vie, sous l'influence d'une jeune muse. Co-écrit par Jean-Claude Carrière, ce film compassé doit à la prestation intériorisée de l'excellent Jean Rochefort de se tenir à la ligne claire de son sujet. Mais l'engourdissement de l'ensemble donne le sentiment de regarder un film, semblable à une nature morte.

  14. L'Express
    par Eric Libiot

    Rien de surprenant dans cette intrigue qui avance pas à pas, mais un beau noir et blanc, une mise en scène élégante et une interprétation d'une grande justesse.

  15. StudioCiné Live
    par Laurent Djian

    Le film, ne raconte rien de franchement inédit sur l'art, la puissance d'une oeuvre ou la relation que peuvent nouer un artiste et son modèle. Ce qui en atténue forcément un peu son pouvoir d'envoûtement.

  16. A nous Paris
    par Fabien Menguy

    Ce film signé Fernando Trueba (Chico & Rita) manque quelque peu d'inspiration, mais est fort heureusement illuminé par la présence du toujours sublime Jean Rochefort.

  17. Les Inrocks
    par Romain Blondeau

    Les derniers jours d’un artiste dans un drame boursouflé et académique.

  18. Télérama
    par Frédéric Strauss

    Pendant l'été 1943, non loin de l'Espagne, une jeune fille devient modèle pour un sculpteur. Ce film d'époque trop sage prend de la consistance quand on entre dans l'atelier, lieu intemporel. L'image en noir et blanc trouve alors une belle résonance classique, et Jean Rochefort étonne, émeut aussi. En véritable artiste

  19. Les Fiches du cinéma
    par La redaction de Les Fiches du Cinema

    Eté 1943 :une jeune espagnole devient la muse d'un sculpteur célèbre. Pâle copie de La Belle noiseuse, L'Artiste et son modèle, le dernier film de Fernando Trueba est ennuyeux, pompeux et sans originalité, malgré le grand Jean Rochefort.