Toutes les critiques de Don't Look Up – Déni Cosmique

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul. Cette fois- ci, tout en racontant le parcours du combattant de deux astronomes tentant de faire passer le message de l’arrivée d’une comète qui va détruire la planète, il s’inscrit pleinement – de nouveau sans l’avoir anticipé – dans le présent. Il suffit de remplacer « comète » par « virus » et toutes les péripéties vécues par ces deux anti- héros épousent notre quotidien, entre pseudo- spécialistes courant les plateaux télé en quête de lumière, médias avides de spectaculaire, complotistes en folie, fake news à gogo et même une Présidente US en mode Trump … Un tourbillon tout à la fois irrésistible de drôlerie et confondant de justesse. Servi un casting aussi prestigieux qu’épatant, Don’t look up débute sur des chapeaux de route avec un sens du montage cut époustouflant avant d’accuser, comme tant de films Netflix, un trou d’air fait de scènes répétitives inutiles. Avec 20 minutes de moins, on tenait un chef d’œuvre de comédie. Mais ces 20 minutes de trop ne gâchent en rien le plaisir dingue pris devant cette démonstration de farce.

     

  2. Première
    par Thierry Chèze

    Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul. Cette fois- ci, tout en racontant le parcours du combattant de deux astronomes tentant de faire passer le message de l’arrivée d’une comète qui va détruire la planète, il s’inscrit pleinement – de nouveau sans l’avoir anticipé – dans le présent. Il suffit de remplacer « comète » par « virus » et toutes les péripéties vécues par ces deux anti- héros épousent notre quotidien, entre pseudo- spécialistes courant les plateaux télé en quête de lumière, médias avides de spectaculaire, complotistes en folie, fake news à gogo et même une Présidente US en mode Trump … Un tourbillon tout à la fois irrésistible de drôlerie et confondant de justesse. Servi un casting aussi prestigieux qu’épatant, Don’t look up débute sur des chapeaux de route avec un sens du montage cut époustouflant avant d’accuser, comme tant de films Netflix, un trou d’air fait de scènes répétitives inutiles. Avec 20 minutes de moins, on tenait un chef d’œuvre de comédie. Mais ces 20 minutes de trop ne gâchent en rien le plaisir dingue pris devant cette démonstration de farce.

     

  3. Première
    par Thierry Chèze

    Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul. Cette fois- ci, tout en racontant le parcours du combattant de deux astronomes tentant de faire passer le message de l’arrivée d’une comète qui va détruire la planète, il s’inscrit pleinement – de nouveau sans l’avoir anticipé – dans le présent. Il suffit de remplacer « comète » par « virus » et toutes les péripéties vécues par ces deux anti- héros épousent notre quotidien, entre pseudo- spécialistes courant les plateaux télé en quête de lumière, médias avides de spectaculaire, complotistes en folie, fake news à gogo et même une Présidente US en mode Trump … Un tourbillon tout à la fois irrésistible de drôlerie et confondant de justesse. Servi un casting aussi prestigieux qu’épatant, Don’t look up débute sur des chapeaux de route avec un sens du montage cut époustouflant avant d’accuser, comme tant de films Netflix, un trou d’air fait de scènes répétitives inutiles. Avec 20 minutes de moins, on tenait un chef d’œuvre de comédie. Mais ces 20 minutes de trop ne gâchent en rien le plaisir dingue pris devant cette démonstration de farce.