Toutes les critiques de La Vie domestique

Les critiques de Première

  1. Première
    par Pamela Pianezza

    Adaptation d’un piquant roman de Rachel Cusk, La Vie domestique rend hommage à l’insolence féministe de Virginia Woolf dans un décor digne de Desperate Housewives, version francilienne. À voir Emmanuelle Devos changer de casquette – fée du logis, épouse semi-frustrée, éditrice brillante sur le retour – sans jamais glisser vers la caricature, on se dit qu’elle seule pouvait donner à cette crise
    de la quarantaine la grâce, la tristesse et l’intensité qui émanent du film d’Isabelle Czajka. Depuis L’Année suivante, la réalisatrice accompagne ses héroïnes dans des transitions douloureuses toujours abordées avec finesse. Rien de vraiment tragique ici, juste des femmes amoureuses mais délaissées et des hommes pas méchants mais immatures. La vie quoi, dans tout ce qu’elle a de beau et de banal. Coup de blues possible à la sortie.

Les critiques de la Presse

  1. Les Fiches du cinéma
    par La redaction de Les Fiches du Cinema

    C'est gai, c'est triste et c'est magistralement interprété, notamment par Emmanuelle Devos. Entre “Desperate Housewives” et Virginia Woolf, cette œuvre au féminin est une réussite.

  2. Nouvel Obs
    par Clément Graminiès

    Emmanuelle Devos dans une chronique féministe incisive, drôle et cruelle

  3. Marianne
    par Danièle Heymann

    Un film merveilleusement juste.

  4. Elle
    par Anne Diatkine

    Il faut du talent et une interprète d’exception pour filmer la vie qui se délite, l’angoisse qui gagne, et que ce soit captivant. Isabelle Czajka a les deux.

  5. Version Femina
    par Anne Michelet

    Au centre du groupe, le personnage d’Emmanuelle Devos prend conscience, au cours d’une journée déci­sive, du mal insidieux qui a contaminé sa vie. La comédienne est splendide, tout en nuances ironiques et nostalgiques, et sert superbement les dialogues ciselés de cette tragi-comédie ordinaire sur nos rêves démesurés et nos espoirs légitimes.

  6. 20 Minutes
    par Caroline Vié

    Cette oeuvre délicatement féministe appuie là où ça fait mal en montrant qu’il n’est pas pire prison que celle où l’on s’enferme soi-même. Le clé du bonheur n’est pas la même pour tout le monde. Isabelle Czajka plonge le spectateur dans le vide vertigineux d’une existence ordinaire. Et si nous étions toutes plus ou moins enrôlées dans La Vie domestique ?

  7. A nous Paris
    par Fabien Menguy

    Une vie de ménagère de moins de 50 ans comme il en existe des millions, captée ici avec une grande acuité. Tour à tour drôle, décalé ou totalement glaçant, le portrait de ces femmes aux existences à la fois si vides et si remplies – incarnées par la toujours formidable Emmanuelle Devos et par ses complices Julie Ferrier, Helena Noguerra et Natacha Régnier – est un vibrant cri féministe.

  8. StudioCiné Live
    par Christophe Chadefaud

    Pour Emmanuelle Devos, réaliste sur ses propres chaînes, comme pour le spectateur, prisonnier avec elle dans ce mirage de bonheur familial. Alors, si le moindre détail de scénario semble s'échiner à en surligner le propos, lorsque le malaise vire à la nausée, on comprend qu'Isabelle Czajka a atteint son objectif. Il faut ce qu'il faut.

  9. La Croix
    par Arnaud Schwartz

    Porté par l’interprétation toute en nuance et retenue d’Emmanuelle Devos et Laurent Poitrenaux (l’une toute d’agacement et de frustration rentrée, l’autre de petite lâcheté inconsciente), soutenu par des seconds rôles tout aussi épatants (Marie-Christine Barrault, Natacha Régnier, Julie Ferrier…), La Vie domestique frappe par la véracité d’un propos auquel les spectatrices n’auront pas de mal à souscrire.

  10. Le Monde
    par Franck Nouchi

    'après un roman de l'Anglaise Rachel Cusk, un portrait de femme piégée dans une vie confortable. Une accumulation de nuances qui fait sourdre les émotions.

  11. Le Parisien
    par Pierre Vavasseur

    Le portrait des époux, préoccupés par leur travail, maladroits sans le savoir, misogynes sans s’en apercevoir et totalement ignorants du délitement qui gagne peu à peu leurs femmes, est d’une implacable justesse. « La Vie domestique » n’explose jamais. Elle implose. C’est pire. C’est mieux.

  12. Télérama
    par Pierre Murat

    Vingt-quatre heures heures de la vie de trois femmes dans une zone pavillonnaire de banlieue... Comme dans un roman de Virginia Woolf, la réalisatrice saisit le vide et l'inquiétude légère de ces femmes entre elles. Superbe interprétation.

  13. Time Out
    par Alexandre Prouvèze

    Entre humiliation larvée, sens du devoir et bribes de désirs avortés. Surtout, grâce à sa temporalité ramassée et à la justesse du jeu d’Emmanuelle Devos (comme toujours impeccable), le film évite habilement l’écueil du symbole trop lourd, du jugement moral ou de la critique facile. Avec une ironie douce, ‘La Vie domestique’ préfère scruter passionnément les détails d’un quotidien a priori fade, pour en révéler la substance et l’incertitude fondamentale. Et réussir à renvoyer assez subtilement le spectateur à lui-même – surtout s'il a entre 30 et 40 ans. Un film à voir, donc, et qui, sociologiquement, dépasse quand même largement Vincent Delerm. Ceci dit, les mères de famille ont-elles encore le temps d’aller au cinéma ?

  14. A voir à lire
    par François Le Duc

    La Vie domestique est donc un film fort, à l’ambiance oppressante, dont on pourra cependant reprocher un manque de nuance notamment dans sa peinture de la gente masculine (personnages qu’on ne peut sauver, et pour lesquels on ne peut avoir aucune empathie).

  15. Libération
    par Bruno Icher

    A force de souligner aussi vigoureusement un propos entendu cinq sur cinq dès les premières minutes, l’effet répulsif tant souhaité par la cinéaste finit par s’étendre à sa démonstration même.

  16. Le JDD
    par Danielle Attali

    Dommage que cette chronique clinique baigne dans une ambiance irréelle. Reste l’impeccable Emmanuelle Devos, qui – avec Marie- Christine Barrault dans une courte scène –, donne de la chair à ce film désincarné.

  17. Le Figaro
    par Jean-Luc Wachthausen

    À l’instar de l’héroïne, on s’ennuie ferme dans ce film qui se noie dans une espèce de torpeur irréversible.

  18. Critikat.com
    par Benoît Smith

    De la tristesse d’un cinéma qui, fier de faire mine de porter un regard critique, fût-il préfabriqué, en assèche tout ce qu’il touche.