Baby Boss 2
Universal

Le réalisateur Tom McGrath a dévoilé les coulisses de cette suite attendue.

Cinq ans après avoir dévoilé les premières images de Baby Boss, Tom McGrath est de retour à Annecy. Enfin presque : le Covid est évidemment passé par là et le réalisateur n'a pu faire le voyage pour rencontrer les festivaliers. Pour compenser, lui et une partie de son équipe ont enregistré une vidéo, afin d'évoquer les coulisses de ce Boss Baby 2 : Une affaire de famille, prévu pour le 13 octobre prochain dans les salles françaises. Tim Templeton et son petit frère Ted sont devenus adultes et vivent chacun de leur côté. Mais l’arrivée d’un nouveau Baby Boss, avec une toute nouvelle approche et une stratégie innovante, est sur le point de rassembler les frères ennemis…et inspirer un nouveau modèle dans les affaires familiales.

« Le studio voulait une suite. Mais pourquoi ? Parce que le premier a bien marché et a fait de l'argent ? Mais est-ce qu'on avait autre chose à raconter ? », s'interroge McGrath. Visiblement, le déclic est venu de ce nouveau bébé, une petite fille qui va chambouler les rapports entre les deux frères. Résultat : un film très « female centric », assure le producteur Jeff Herman. « On a repris le bébé qui apparaissait à la fin du premier film », détaille McGrath, « et on s'est demandé comment elle pourrait dépasser le baby boss » originel, toujours doublé par Alec Baldwin. « Le premier truc qu'il m'a dit, c'est : ''Il faut que ce soit aussi bien que Le Parrain 2 !'' », se marre le cinéaste, qui cite aussi Aliens dans son panthéon des suites. « Que des films très rigolos (Rires.) »

A en juger par les quelques séquences dévoilées (dont une impressionnante course-poursuite sur un traîneau à travers la ville), le design 50's du premier volet est ici appuyé à l'extrême : rarement la 3D aura autant donné l'impression d'être de la 2D. « On voulait retrouver ce qu'on aimait dans les vieux films Disney ou Warner », assure le production designer Raymond Zybach, ami de trente ans du réalisateur. « Et thématiquement, ça marchait super bien », reprend ce dernier. Un casse-tête technique (comment donner l'impression de la 2D tout en permettant à un personnage ou un objet d'être vu sous tous les angles ?) pour un résultat visuel extrêmement ambitieux.

Le projet semble se résumer dans une séquence musicale très graphique et poétique (« C'est la scène préférée de beaucoup de gens qui ont vu le film », assure le producteur), orchestrée par Hans Zimmer himself : « On voulait vraiment que ce soit une séquence spéciale », lance Tom McGrath. « Et quand on a commencé à en parler à Hans Zimmer, on avait une chanson temporaire, If you want to sing out de Cat Stevens. Il nous a dit : ''Mais pourquoi vous voudriez mettre une autre chanson que ça ?'' Alors on l'a gardée », sourit-il, avant de conclure avec un « Je t'aime Annecy », et d' envoyer vers l'écran un avion en papier, signe de marque de toutes les projections du festival d'animation.