Ce soir à la télé, humour trash et grosses frayeurs

Le choix de Première : Les femmes de ses rêves, des Frères Farelly Les réalisateurs de Mary à tout prix expérimentent pour ce film le genre de la « comédie sexuelle » (genre qui n’existe dans l’histoire du cinéma que dans la langue farellienne). Tournant en dérision l’institution du mariage, le mirage de la vie à deux et les malentendus qui peuvent exister entre deux époux qui ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam avant de passer devant le prêtre, les frères Farelly reviennent en grâce dans la farce. C’est assez grivois, les blagues font (exprès) des plats, et l’aura tragi-comique de ces personnages toujours un peu largués par la vie rendent la chose terriblement drôle. En plus c’est recommandé par Première : « Typiquement farrellienne, cette comédie sur ressorts, délire ininterrompu déconseillé aux asthmatiques, renoue avec un premier degré trash qui remet les frérots dans la course. Il leur reste juste à tailler un peu dans le gras pour se poser en rivaux incontestables de Judd Apatow, la référence du moment. »Les femmes de ses rêves sera diffusé à 20h50 sur NT1Amityville, la maison du diable, de Stuart RosenbergDe la comédie burlesquo-romantique des années 2000 au film d’horreur « vintage » des années 70, il n’y a que quelques chaînes de distance. Pionnier d’une série de 12 films, Amityville, la maison du diable ressuscite les fantômes de « l’affaire d’Amityville », fait divers sordide qui avait pris pour théâtre une maison bourgeoise de Long Island. En 1974, Ronald Junior DeFeo, le cerveau sérieusement grillé, assassine au fusil toute sa famille pendant leur sommeil. La famille Lutz qui rachètera la demeure quelques mois après prétendra avoir assisté à une série de phénomènes paranormaux liés au passé macabre du lieu qu’ils viennent d’emménager. De cette matière mêlant réalité et fantasmes, Stuart Rosenberg tire un film d’horreur culte avec il faut le dire, trois bout de ficelles. On y suit les Lutz, basculant du rêve du foyer idéal au cauchemar. On a d’ailleurs récemment vu ressurgir Amityville à l’occasion de la remise en vente de la maison à l’été 2010. Fantômes ou pas, le nouveau propriétaire a dû débourser près 1 200 000 dollars pour poser ses valises dans « la maison du Diable ».Amityville, la maison du diable sera diffusé à 23h05 sur JimmyLe dîner de cons, de Francis VeberAprès un détour à Long Island on rentre en France avec François Pignon et son usine à sketch. Si Gad Elmaleh, Daniel Auteuil, Pierre Richard, ou même Jacques Brel ont endossé le rôle d’un Pignon pour Francis Veber, le plus pignon de tous reste quand même Jacques Villeret, césar du meilleur acteur, et « con » sur les planches avant de l’être devant la caméra. Adapté d’une pièce de théâtre, le Dîner de cons fut le carton de l’année 1998 (avec près de 10 millions d’entrées, il se classait juste derrière un autre titan du box office, l’idylle chavirante de Léo et Kate dont on vous laisse retrouver le nom). Thierry Lhermitte, Daniel Prévost, Francis Huster ou encore Catherine Frot tournent aussi en rond dans ce dîner de cons. Culte.Le dîner de cons sera diffusé à 20h50 sur TF1.Le reste de la programmation tv c'est ici