Date de sortie 28 janvier 2015
Durée 98 mn
Réalisé par Christian Petzold
Avec Nina Hoss , Ronald Zehrfeld , Nina Kunzendorf
Scénariste(s) Christian Petzold
Distributeur Diaphana
Année de production 2014
Pays de production Allemagne
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Juin 1945. Grièvement défigurée, la chanteuse Nelly Lenz, seule survivante d’une famille déportée à Auschwitz, retourne dans un Berlin sous les décombres. Elle est accompagnée de sa fidèle amie, Lene, employée de l’Agence Juive. Tout juste remise d’une opération de reconstruction faciale, Nelly part à la recherche de son mari, Johnny, malgré les mises en garde suspicieuses de Lene. Johnny est convaincu que sa femme est portée disparue. Quand Nelly retrouve sa trace, il ne voit qu’une troublante ressemblance et ne peut croire qu’il s’agit bien d’elle. Dans le but de récupérer son patrimoine familial, Johnny lui propose de prendre l’identité de sa défunte épouse. Nelly accepte et devient son propre double. Elle veut savoir si Johnny l’a réellement aimée ou s’il l’a trahie…Adaptation du roman Le Retour des cendres d’Hubert Monteilhet

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Photos de Phoenix

DR
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Diaphana Distribution / Schramm Film Koerner & Weber / Christian Schulz
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Phoenix

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Casting de Phoenix

Nina Hoss
Nelly Lenz
Ronald Zehrfeld
Johannes «Johnny» Lenz

Critiques de Phoenix

  1. Première
    par Eric Vernay

    "L’amour est précieux et le temps un voleur", nous dit "Speak Low", l’entêtante ballade de Kurt Weill qui diffuse sa chaleur jazzy dans les angles raides de ce film glaçant. Comment retrouver ce qui a été volé, détruit par l’Holocauste ? L’héroïne a tout perdu dans les camps : sa ville, son amour et son identité. Il s’agit pour elle de renaître de ses cendres tel le phoenix du titre. De tout reconstruire, ou, à défaut, de "reconstituer" le passé, comme on reconstitue une scène de crime, tout en sachant que c’est factice, avec la vérité en ligne de mire. C’est un film d’espionnage : Nelly (troublante Nina Hoss, l’actrice fétiche de Petzold) infiltre sa propre vie, à la manière d’un agent secret, afin de découvrir si son mari l’a trahie. Mais c’est aussi un mélodrame hitchcockien. Comme dans "Sueurs froides", un homme cherche à redonner vie à une morte par le travestissement d’une femme qui l’aime. Les deux regards ne coïncidant désormais que dans le mensonge, c’est toute la tragédie de cet ex-couple dont la greffe, monstrueuse, ne prend pas. À l’instar de son héroïne tout droit sortie des Yeux sans visage de Franju, le réalisateur allemand traque la lumière dans l’obscurité, la beauté dans l’abjection. Son cauchemar domestique a la flamboyance plastique d’une oeuvre de Fassbinder. Ses plans ultracomposés façonnent le cadre étouffant d’un poignant portrait de femme en quête d’horizon.