Titre original Las hijas de Abril
Date de sortie 2 août 2017
Durée 103 mn
Réalisé par Michel Franco
Avec Emma Suárez , Ana Valeria Becerril , Enrique Arrizon
Scénariste(s) Michel Franco
Distributeur Version originale / Condor
Année de production 2017
Pays de production Mexique
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Valeria, à 17 ans, vit dans une belle maison de Puerto Vallarta, avec sa demi-soeur Clara, âgée de 34 ans. L'adolescente est enceinte de quelques semaines de son petit ami Mateo, mais n'a pas encore annoncé la nouvelle à sa mère, Avril, dont elle reste distante. Débordée par ses nouvelle responsabilités, elle finit pourtant par l'appeler. Tout se passe bien jusqu'à la naissance de l'enfant : trop jeune pour comprendre tous les enjeux de cette nouvelle situation, Valeria laisse progressivement avril prendre de plus en plus de place...

Toutes les séances de Les Filles d'Avril

Dernières News sur Les Filles d'Avril

Les filles d’Avril : rencontre avec Emma Suarez

Un an après Julieta, Emma Suarez encore une fois bouleversante dans les Filles d'Avril. Rencontre

Un homme intègre prix Un Certain Regard

Le film de Mohammad Rasoulof remporte le prix de la sélection parallèle. Palmarès complet.

Photos de Les Filles d'Avril

DR

Critiques de Les Filles d'Avril

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Ceux qui connaissent Michel Franco (Después de Lucia, Chronic) sont coutumiers de ses films insoutenables qui, derrière un vernis faussement policé, décrivent des agissements parfaitement ignobles qui incitent à l’indignation ou au dégoût. On aime ou on déteste se faire manipuler par le cinéaste mexicain, adepte d’un cinéma frontal et bulldozer. Avec Les filles d’avril, Franco s’assagirait-il ? Il y dépeint une famille a priori “normale” constituée de Valeria, ado enceinte à 17 ans, de Clara, sa sœur aînée trentenaire, et d’Avril, leur mère prof de yoga. À la naissance de l’enfant, tout le monde consent des efforts pour faire vivre la famille élargie –il y a aussi le père, Mateo, rejeté par ses parents. Jusqu’au jour où Avril part en vrille… Il n’y a pas, contrairement à d’habitude, de grande scène terrifiante de sadisme dans Les filles d’avril, du genre de celles qui vous poussent à quitter la salle. C’est un film plus insidieux, qui instille petit à petit son poison à travers un personnage extrêmement dérangeant de femme-vampire prête à tout pour conserver son ascendant invisible sur les autres et une forme de jeunesse éternelle. La vérité qui éclate progressivement éclaire sous un jour nouveau les scènes inaugurales et certains comportements a priori “normaux”. Glaçant.