Titre original Killer Joe
Date de sortie 5 septembre 2012
Réalisé par William Friedkin
Avec Matthew McConaughey , Emile Hirsch , Juno Temple
Scénariste(s) Tracy Letts
Distributeur Pyramide
Année de production 2012
Pays de production US
Producteurs Nicolas Chartier Scott Einbinder
Genre Thriller
D’après l’œuvre de Tracy Letts

Synopsis

Chris, 22 ans, minable dealer de son état, doit trouver 6 000 dollars ou on ne donnera pas cher de sa peau. Une lueur d’espoir germe dans son esprit lorsque se présente à lui une arnaque à l’assurance vie. Celle que sa crapule de mère a contractée pour 50 000 dollars. Mais qui va se charger du sale boulot ?pagebreakKiller Joe est appelé à la rescousse. Flic le jour, tueur à gages la nuit, il pourrait être la solution au problème. Seul hic : il se fait payer d’avance, ce qui n’est clairement pas une option pour Chris qui n’a pas un sou en poche. Chris tente de négocier mais Killer Joe refuse d’aller plus loin. Il a des principes…Jusqu’à ce qu’il rencontre Dottie, la charmante sœur de Chris. Alors Killer Joe veut bien qu’on le paye sur le fric de l’assurance si on le laisse jouer avec Dottie.pagebreakLe film est présenté en compétition lors de la 68è Mostra de Venise.

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Photos de Killer Joe

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Skip Bolen
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Skip Bolen / Still Photographer
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Skip Bolen
Skip Bolen / Still Photographer

Killer Joe

Killer Joe

Killer Joe

Poster Us

Killer Joe

Chris Smith (Emile Hirsch) mal en point et Killer Joe Cooper (Matthew McConaughey)

Killer Joe

Chris Smith (Emile Hirsch) et Dottie Smith (Juno Temple)

Killer Joe

Killer Joe Cooper (Matthew McConaughey) négocie avecChris Smith (Emile Hirsch)

Killer Joe

L'équipe au complet(Emile Hirsch, Matthew McConaughey et Juno Temple)

Killer Joe

Killer Joe Cooper (Matthew McConaughey) dans le foin

Killer Joe

Poster US

Killer Joe

Poster US

Killer Joe

Killer Joe Cooper (Matthew McConaughey) et Sharla Smith (Gina Gershon)

Killer Joe

Bannière US

Killer Joe

Affiche Française

Killer Joe

Killer Joe

Killer Joe

Killer Joe

Killer Joe

Killer Joe

Casting de Killer Joe

Matthew McConaughey
Killer Joe Cooper
Emile Hirsch
Chris Smith
Juno Temple
Dottie Smith

Critiques de Killer Joe

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    William Friedkin a 77 ans, une flopée de chefs-d’oeuvre au compteur (French Connection, L’Exorciste, Police fédérale Los Angeles...) et une réputation de tyran des plateaux à faire pâlir David O. Russell. C’est une légende vivante, le seul représentant du Nouvel Hollywood – avec Coppola – à n’avoir jamais courbé l’échine devant la toute-puissance des studios, ce qui lui a valu d’être marginalisé au cours des années 1990 et 2000, période de disette qu’il a mise à profit pour devenir metteur en scène d’opéra. Sa renaissance cinématographique a eu lieu en 2007 avec Bug, objet inclassable, entre huis clos mental, dispositif expérimental et film d’épouvante, qui a révélé le jeu intensément fracassant de Michael Shannon. À cette occasion, Friedkin a surtout rencontré Tracy Letts, dramaturge accompli qui adaptait là pour la première fois sur grand écran l’une de ses pièces. Les deux compères récidivent aujourd’hui avec Killer Joe qui, plus encore que Bug, établit définitivement une parenté entre le travail de Letts et celui de Tennessee Williams. Les deux auteurs partagent la même tendresse pour les exclus et les personnes émotionnellement fragiles qu’ils plongent, non sans un certain sadisme, dans des situations impossibles afin d’observer leurs réactions, tels des entomologistes. Avec la famille Smith, on est servi : le fils, Chris, est un petit dealer irresponsable ; son père, Ansel, un minable sans coeur ; sa belle-mère, Sharla, une cougar vulgaire ; Dottie, un ange ambigu. Cette dernière apparaît comme une sorte d’épigone de Blanche DuBois, la névrosée ultime décrite par Williams dans Un tramway nommé Désir. Comme elle, Dottie est une fausse victime qui, obéissant à ses pulsions et/ou à ses fantasmes, déclenche autour d’elle l’apocalypse, incarnée ici jusqu’à la fascination et l’écoeurement par Killer Joe – l’un des personnages les plus mythologiques de la décennie. On entend déjà les moralistes de tout poil crier au scandale devant ce film outrancier, parfois très cru, qui renvoie dos à dos tous ses personnages sans leur chercher véritablement d’excuses, mais sans les condamner non plus. La dernière séquence, déchaînement de violence inouïe (qui, comme toujours chez Friedkin, relève de la pure catharsis), est sans doute ce qu’on a vu de plus impressionnant et de plus dérangeant depuis un bon bout de temps. À tout bien considérer, depuis Bug.