Date de sortie 27 avril 2016
Durée 94 mn
Réalisé par Jérémy Saulnier
Avec Anton Yelchin , Imogen Poots , Patrick Stewart
Scénariste(s) Jérémy Saulnier
Distributeur The Jokers
Année de production 2015
Pays de production Etats-Unis
Genre Thriller
Couleur Couleur

Synopsis

The Ain’t Rights, petit groupe de punk rock, termine sa tournée dans un club perdu de l'Oregon. Mais juste après le concert, Pat et les autres membres du groupe se retrouvent dans une situation inextricable car ils ont été témoins d'un meurtre commis de sang-froid par les gérants de l'établissement, des skinheads. A la tête des néo-nazis, l'implacable Darcy cherche une solution pour éliminer ces embarrassants spectateurs. De leurs côtés, Pat et ses camarades d'infortune, coincés dans une petite pièce, cherchent une solution pour s'en sortir vivants...

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Photos de Green Room

DR
Broad Green Pictures / Filmscience (États-Unis)
Broad Green Pictures / Filmscience (États-Unis)

Green Room

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Critiques de Green Room

  1. Première
    par Eric Vernay

    Cette Chambre verte repeinte en rouge sang confirme tout l’espoir placé sur les épaules de Jeremy Saulnier, après l’excellent Blue Ruin. Là encore, des individus lambda apprennent sur le tas comment zigouiller de vrais bad guys, dans le cadre non plus d’un polar vengeur mais d’un survival adolescent. Cet amateurisme dans l’art de l’assassinat, hérité du Fargo des frères Coen, fait tout le piment du cinéma de genre, à la fois gore et burlesque, de Saulnier. Il n’est pas si aisé de descendre proprement son prochain. Les gestes de nos sympathiques punks, apprentis badass, sont d’abord mal assurés, occasionnant d’imprévisibles tressautements comiques. On pense notamment à ce flingue qui, butant sur un rétroviseur en plein climax, vient inopinément casser la fluidité et l’harmonie de la séquence, tel un larsen punk. Ce goût de la dissonance s’applique aussi côté méchants : on a rarement vu des skinheads être aussi rigoureux dans le passage à tabac que dans celui de l’aspirateur. D’où un film drôlement brutal certes, mais distillant des bouffées d’empathie avec équité. L’atmosphère "no future" de ce jubilatoire jeu de massacre s’en trouve augmentée d’une note plutôt incongrue sur un champ de bataille : la tendresse.