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Pour attaquer le week-end, replongez-vous dans les première aventures du Hulk nouvelle génération, évadez-vous dans le monde virtuel de Mamoru Hosoda ou assistez en ringside au duel mythique entre Stallone et Mr. T.

Hulk d'Ang Lee

Bruce Banner est aussi brillant en générique que mal à l'aise avec ses sentiments. Betty, son ex-petite amie, a d'ailleurs préféré se limiter à des relations strictement professionnelles. Lors d'un accident de laboratoire, Banner se trouve miraculeusement indemne, il éprouve pourtant d'étranges symptômes, comme si quelque chose vivait en lui, une présence à la fois terrifiante et fascinante. C'est alors qu'une mystérieuse créature, surpuissante, se met à faire de brusques apparitions, semant la destruction sur son passage. Elle ravage même le laboratoire et la maison de Banner. Le général Ross, le père de Betty, est chargé de stopper le monstre, que l'on surnomme à présent Hulk, par tous les moyens. Lorsque Betty découvre que la créature a un rapport avec les recherches du père de Bruce, elle devient la seule à pouvoir comprendre qui est réellement Hulk.

Après avoir connu un grand succès à la fin des années 70 sous les traits de Lou Ferrigno, le personnage de Hulk revenait en 2003 pour "smasher" ses ennemis, cette fois-ci sur grand écran derrière la caméra d'Ang Lee. Mal aimé en partie à cause des libertés que le cinéaste prit par rapport à l'histoire originale des comics et complètement effacé de la mémoire du Marvel Cinematic Universe lancé cinq ans plus tard, le film n'est pourtant pas dénué de qualités dans son propos comme l'écrivait Première à l'époque : "Un film subversif donc. On considère Hulk comme anti-américain alors qu'il est l'enfant monstrueux de l'impérialisme étatsunien. (...) Fantasme ou réalité, à vous de juger".

Hulk est diffusé ce soir à 20h45 sur SyFy.

Summer Wars de Mamoru Hosoda

Bienvenue dans le monde de OZ : la plateforme communautaire d'internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d'avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. A sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l'accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natsuki ne l'a invité que pour pour jouer le rôle du « futur fiancé » et faire bonne figure vis a vis de sa vénérable grand mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec l'aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants...

Alors que le dernier long-métrage de Mamoru Hosoda, Le garçon et la bête, est sorti en salles ce mercredi, Ciné+ Famiz propose de redécouvrir le film qui confirma les promesses montrées par le réalisateur dans La traversée du temps. Sorti en 2009, Summer Wars mêle le conte traditionnel et la modernité de son univers virtuel, le tout mâtiné de la poésie humaniste caractéristique de celui qui s'impose avec le temps comme l'un des héritiers les plus brillants de Hayao Miyazaki. Gros succès populaire au Japon, Summer Wars est un exemple typique des ressources du cinéma d'animation japonais, comme le remarquait Première à la sortie du film : "Summer Wars mêle brillamment les genres (une fantaisie SF diluée dans un joli mélo) et propose un cocktail émouvant. Le monde coloré et speed d’Oz (plateforme communautaire virtuelle qui s'insinue dans la vie des gens) s’oppose à la petite vie du clan Jinnouchi. L’intelligence du récit est de nous montrer, sans porter de jugement, l’indissociabilité de ces deux mondes. Les personnages attachants, les dialogues ciselés et l’animation somptueuse placent Hosoda dans la cour des grands (Miyazaki, Takahata) de l’animation japonaise".

Summer Wars est diffusé ce soir à 20h45 sur Ciné+ Famiz.

Rocky III de Sylvester Stallone

Parvenu au faîte de sa gloire, le boxeur Rocky Balboa, le champion du monde catégorie poids lourds, mène la vie de château avec sa compagne Adrian et leur fils Rocky Junior, mais ce luxe l'entraîne vers la molesse. C'est ce qu'a compris son seul vrai challenger, Clubber Lang qui réclame un affrontement. Mal préparé, Rocky perd le match, tandis que son vieil entraîneur Mickey meurt d'une crise cardiaque. C'est alors qu'Apollo Creed, son ancien rival, lui propose de devenir son entraineur pour l'aider à prendre sa revanche.

De la saga de Rocky Balboa, Rocky III est peut-être l'opus le plus flamboyant de tous, porté par le célébrissime Eye of the Tiger de Survivor, qui habille la bande-son du film avant de se hisser au sommet des charts partout dans le monde. Si on y ajoute son casting furieusement eighties du côté des nouveaux visages entre la révélation de Mr. T., dont l'excentrique, bouillant et provocateur Clubber Lang est son premier rôle au cinéma, et la superstar du catch Hulk Hogan, tout est en place pour faire de ce Rocky III un morceau d'héroïsme emblématique du cinéma de cette époque. Souvent considéré comme l'un des opus préférés des fans de la saga, Rocky III fut un énorme succès en salles, surpassant ses prédécesseurs, notamment en France où le film attira trois millions de spectateurs, là où les deux précédents n'avaient pas dépassé les 600.000.

Rocky III est diffusé ce soir à 20h40 sur TCM.